La gratitude, outil magique de changement

lumineuse

Oui ; la gratitude possède une force de transformation inouïe !

Les anciennes sagesses (maintenant démontrées par la science) le disaient depuis longtemps ; la voie la plus simple et la plus rapide pour restaurer l’harmonie et l’équilibre dans notre vie, est de nourrir un sentiment de gratitude et d’apprécier ce qui est.

Il s’agit de la sentir dans notre coeur, sur notre voie vers plus de conscience dans nos relations, au travail ou dans notre vie quotidienne.

Cette pratique déracine la plus grande source de souffrances chez l’homme ; le sentiment d’ »insuffisance” — ne pas avoir ou ne pas être « assez » – et les tentatives pour y remédier – c-à-d d’être ou de vouloir avoir plus, pour emplir ce sentiment de manque et d’insatisfaction.

L’humain a toujours l’impression que ce n’est qu’après avoir atteint tel ou tel but, avoir obtenu tel objet, ou fait tel action, qu’il pourra être heureux, alors qu’en fait, c’est l’inverse : c’est le sentiment de bonheur qui fait la transformation.

Les biens extérieurs ne peuvent jamais rendre heureux ; c’est ce que George Carlin a très bien décrit par :  » Essayer d’être heureux en accumulant les possessions, c’est comme essayer de satisfaire sa faim en se collant des sandwiches partout sur le corps. »

Chercher une satisfaction intérieure via des sources extérieures (argent, biens matériels, distractions) est vain ; le bonheur ne peut venir du dehors… tous les plaisirs sont vite passés & il n’en reste rien…C’est une course sans fin qui ne peut jamais assouvir notre besoin, alors que pratiquer la gratitude, donne une connexion instantanée aux nombreux dons dont on jouit déjà. Ce faisant, au lieu de chercher le bonheur au dehors pour l’amener en soi, on génère le bonheur du dedans, vers l’extérieur.

Quand on fait passer notre vision des choses de négative à positive, notre corps subit des modifications biochimiques saines, notre cœur se met à battre à un rythme plus harmonieux et notre esprit se calme ; notre pensée gagne en efficacité. Donc, en période de stress, il est essentiel de revenir à la gratitude ; cela augmente notre résilience (faculté de « rebondir »).

Le matin, il faut vous demander : Comment puis-je vivre cette précieuse journée?  Qu’est-ce qu’il est important que je reconnaisse, que je me rappelle ou à quoi dois-je faire attention aujourd’hui ?

Dans les voies de guérison des peuples autochtones, la puissance réparatrice de la gratitude est reconnue depuis des siècles.

Un cœur rempli de gratitude génère des actions et les prières qui complètent le cercle entre le don qui nous est offert, le récepteur du don, et la source sacrée du don. Offrir des prières d’action de grâces, c’est se réjouir en découvrant les nombreux cadeaux que la vie nous apporte.

En remerciant, nous fermons le cercle mais restons ouverts pour continuer à recevoir ce flux de bonté et le transmettre.

Il s’agit de  cesser de tout trouver normal, de tout prendre pour acquis – au lieu de ça, il faut dire merci d’avoir la chance de vivre, d’avoir des yeux, des oreilles, des jambes, des mains, merci pour le soleil ou la pluie, pour les fleurs et les fruits, pour les arbres et les champs, …

Pour marquer votre gratitude, plusieurs voies vous sont ouvertes :

-des prières de louange et de remerciement.

- tenir un « journal de gratitude », où vous notez chaque acte de bonté, ou beauté, ou personnes aimées, puis relire vos notes pour vous sentir bien.

-la méditation de la compassion :

Cette forme de méditation consiste à répéter en silence certaines phrases exprimant l’intention de bouger d’un état de jugement à un état de compréhension aimante, d’un état de saparation à un état d’unité, d’un état de mépris ou d’indifférence à un état d’amour.  Et tout ça sans devoir s’obliger à un sentiment quelconque ; le processus en lui-même concentre notre attention et notre énergie dans la bonne direction !

Cela ne prend que 15-20 minutes (bien que le but soit d’allonger la séance jusqu’à +- ½ h).

Si votre esprit vagabonde, ne vous inquiétez pas ; remarquez toutes les petites choses qui captent votre attention, laissent partir la pensée ou le sentiment parasite, et de revenir aux phrases.  Et même si vous devez faire ceci de nombreuses fois, ce n’est pas grave.
- Pour commencer, prenez une position confortable ; couché(e) ou assis(e) sur une chaise ou sur des coussins posés par terre (assurez-vous que votre dos est droit sans être tendu ou tordu).

Prenez quelques respirations profondes pour permettre à votre corps de s’apaiser. Fermez les yeux ou laissez-les légèrement ouverts.

A ce moment, commencez par penser à quelqu’un que vous aimez déjà, quelqu’un qui a été bon pour vous, ou fut une source d’inspiration. Vous pouvez visualiser cette personne ou de dire son nom en vous-même, ressentez sa présence, et offrez silencieusement des phrases de compassion pour elle.

Les phrases typiques sont: «Puissiez-vous être libre de la douleur et du chagrin Puissiez-vous être bien, et heureux.».

Vous pouvez modifier ces phrases ou en utiliser d’autres ayant une signification personnelle.
Après quelques minutes, déplacez votre attention vers l’intérieur et offrez des phrases decompassion pour vous-même : «Puissé-je être libre de toute douleur, peine ou chagrin, et être bien et heureux(se).».
Passez ensuite à quelqu’un que vous trouvez difficile. Ressentez la présence de cette personne, et offrez-lui des phrases de compassion.
Revenez ensuite à quelqu’un que vous avez connaissez à peine ; comme par ex, la caissière du supermarché ou le facteur.  Même sans connaître son nom, vous pouvez évoquer cette personne en pensée et lui offrir des phrases de compassion.
Enfin, envoyez de la compassion pour les gens partout dans le monde,  pour toutes les formes de vie sans exception : «Puissent tous les êtres être libres de la douleur et de la tristesse Que tous soient bien et heureux.».

Les exercices de gratitudes bénéficient aussi à ceux qui souffrent d’insomnie, car ça les calme & les étudiants qui font régulièrement des exercices de gratitude, obtiennent de meilleurs résultats que les autres.

L’important, c’est de pratiquer ceci chaque jour (matin & soir), que ça devienne vraiment une partie de votre vie ; ça ne prend que quelques minutes, et cela offre tellement d’avantages !

 

Egalité des sexes ; et les hommes ?

poing & barbelés

Ayant suivi une video de Glen Poole, j’en ai extrait & traduit une partie, qui montre que la domination masculine fait du tort à tout le monde – aux hommes aussi !

Focalisons-nous donc sur eux, pour une fois et observons les statistiques à leur sujet :

Depuis le moment de sa naissance, un garcon risque plus de mourir avant l’âge d’un an, d’être rejeté par ou enlevé de sa famille ; il a 25% plus de risques de devoir aller dans un home d’accueil, 25% plus de risques de ne pas en sortir ou de n’être pas adopté, 2x plus de risque de présenter des problèmes scolaires, & d’avoir besoin d’un enseignement adapté.

Il a  4x plus de risques d’être renvoyé de l’école et à 16 ans, d’être sorti du système scolaire – et bien sûr, il risque par conséquent plus d’être non-diplômé, et chômeur..

L’homme a en outre 2,5 x plus de chances de mourir avant 25 ans, a 3x plus de chances de se suicider, 2x plus de chances de tomber victime d’un crime, il a plus de chances (71%) d’être tué par un étranger que par un proche, il a 4 x plus de chances d’être alcoolique et 3x plus, d’être accro au cannabis.

95% des personnes en prison sont des hommes, et ce n’est pas dû à leur cerveau d’homme ; quand on les interroge, on découvre que  parmi ces hommes, 90% souffrent d’un trouble mental quelconque, que 72% ont été dans des homes d’accueil, 20 à 30 % d’entre eux ont des troubles de l’apprentissage, 50% ont une addiction, 70% ont grandi dans un foyer sans père (sans modèle masculin positif), et que 90% des jeunes en prison furent exclus de l’école.

Et voilà les résultats, pour les hommes eux-mêmes, de l’éducation et de la société telle qu’elle est… Il  y a là matière à réflexion, non ?

Pour plus d’infos sur cette éducation et situation, vous pouvez lire ; « Le secret de l’homme » : http://www.bonheuretamour.com/le-secret-de-lhomme/  &  « la déprime des mâles » : http://www.bonheuretamour.com/la-deprime-des-males/ ).

Je recommande aussi cette vidéo instructive sur le sujet : “Tough Guise” (de Jackson Katz)  :https://www.youtube.com/watch?v=3exzMPT4nGI .

Que faire de votre vie ?

vie s'en va

Beaucoup de gens se demandent comment on peut être heureux ou progresser malgré les difficultés.
C’est comme si on demandait s’il est possible de monter au 2ème étage malgré les marches. Alors que ce n’est pas malgré, mais grâce à l’escalier qu’on peut monter.
Eh oui ; dans la vie, il n’y a pas d’ascenseur, ni de raccourci ; il faut monter marche par marche et en personne !

Vivre, c’est être conscient et savourer tout ce qui se passe à chaque instant, c’est vivre à fond chaque petit événement qui se présente, c’est ne rien laisser perdre, c’est savourer le moindre instant, goûter la moindre chose, sentir le moindre parfum, jouir de la présence de chaque personne, éprouver la moindre peur, ressentir la plus infime douleur, apprécier chaque syllabe du chant, chaque goutte de cette immense fontaine de joie et de peine qu’est l’arbre de vie.
Si l’on vit pleinement, en acceptant ce qui survient, tout nous sert à progresser, il n’y a pas de rôle ou d’occupation privilégiée.

Le bateau ne peut passer l’écluse avant que le niveau d’eau requis ne soit atteint. De même, c’est l’intensité de l’amour qui fait monter l’eau et permet au bateau d’accéder au niveau supérieur, et c’est l’amour de la lumière qui pousse la plantule vers le haut, jusqu’à percer l’asphalte peu à peu.
Cette notion est pourtant dénuée de romantisme ; ce n’est pas romantique de se lever à 6 heures pour aller travailler quand on a la fièvre, ou de sortir les vidanges quand il fait – 5° , ou de prendre le métro aux heures de pointe, de faire la queue pour le bus, de tomber en panne, de perdre sa nuit pour un bébé qui pleure, de faire ses comptes, de remplir sa feuille d’impôts, de faire les courses, de laver sa vaisselle, son linge ou son plancher.

Mais la vie n’est pas romantique. Le romantisme, c’est rêver à ce qui n’existe pas.
La vie des films et des séries télé nous donne l’impression que la vie doit être plus intéressante, que l’on a dû manquer quelque chose quelque part, qu’il doit y avoir quelque chose qu’on n’a pas fait comme il faut et à cause de quoi on mène une vie si plate. A cause de cela, on rêve d’une vie romanesque où tout serait agréable, gentil, plaisant ou enchanté.  Et l’on continue de chercher jusqu’à ce qu’on ait trouvé cette fameuse chose qui ferait passer miraculeusement du blanc et noir, à la couleur.
Mais c’est nous qui aplatissons notre vie, nous, qui ne savourons pas les instants, si bien que notre vie n’est faite que d’un long vide entrecoupé de quelques compensations intenses & éphémères au café ou en boîte de nuit.
C’est nous qui attendons que notre vie soit valorisée par quelqu’un ou quelque chose ; une chose qui viendrait comme une fée transformer d’un coup de baguette tout cet ennui, en une aventure exaltante, pour enfin vivre une vie qui serait une suite continue de moments forts et exaltants.

La vérité, c’est qu’il n’y a que nous qui puissions transformer notre vie ; car c’est à nous d’accepter les instants que l’on vit. En les refusant, c’est nous qui leur enlevons toute valeur.

En les acceptant, au contraire, nous remplissons ces instants de nous, de notre valeur, de notre réalité…

Nous vivons une aventure unique au monde, un mélange de joies et de peines que nous sommes seul(e) à connaître. Là seulement, on habite sa vie ; on n’est pas ailleurs, absent(e)…
Accepter le quotidien est pour chacun la chose la plus difficile. On ne veut pas vivre sa vie, on veut vivre une vie différente, celle qu’on a rêvée ou celle des autres (la partie qui nous séduit, bien sûr, pas leur vie quotidienne, qu’on s’arrange pour oublier).
Mais on ne progresse qu’en remplissant d’une présence attentive tous ces petits moments « sans histoire » qui sont la trame même de notre vie.
Lorsqu’on accepte de vivre chacun de ses instants, sans attendre autre chose, on bâtit une plénitude que rien ne peut attaquer. C’est alors que dans notre vie, rien ne se perd & tout se crée, & se recrée sans cesse…

Homme fou de vous qui disparaît soudainement

femme en détresse

Si un homme que vous venez de rencontrer se déclare immédiatement prêt à s’engager avec vous (mariage ou cohabitation), méfiance ! Il y a de grandes chances que ce soit un loser (voir mon article  d’hier :« sortez-vous avec un loser ? »).

Peut-être qu’il est fou de vous effectivement, peut-être que, estimant que vous êtes une femme canon, il redoute les rivaux, est  inquiet à l’idée de vous perdre et veut ainsi « marquer son territoire »… Dans 99,999 % des cas, vous avez affaire à un « loser » qui, incapable de sentiments profonds, s’entiche et se détache des femmes en quelques jours ou semaines.  Bref, il peut disparaître de votre vie aussi soudainement qu’il y est entré.

Il est exact qu’un homme sait presque immédiatement (en 2 rendez-vous maximum) si la femme avec laquelle il sort est susceptible de devenir un jour sa compagne (s’il ne parvient pas à cette conclusion à ce moment, jamais il ne pourra s’imaginer vivre avec elle), mais même s’il tombe immédiatement fou de vous, s’il est sérieux et normal, il ne vous le dira pas tout de suite… Enfin, quoi : le feriez-vous, vous ?!

Un phénomène courant est « l’homme courant d’air » ; un jour, il vous adore, et le lendemain, pfuit ! il a disparu !  Plus de traces ; plus de coups de fil, plus de messages, rien … aucune réponse à vos messages… C’est comme s’il était parti pour une autre planète…

Que s’est-il passé ? Pourquoi cette volte-face, ce changement inattendu ?  Vous sortiez ensemble depuis quelques semaines ou mois, les choses allaient super-bien entre vous, et soudain, il fait le mort.

Cette attitude vous jette dans des abîmes d’inquiétude et de perplexité et vous fait vivre la pire des tortures : l’incertitude ! Faire subir ceci à quelqu’un est  horriblement cruel…mais est hélas très typique des hommes !

Les femmes à qui cette désagréable mésaventure est arrivée sont légion… Presque toutes peuvent raconter au moins une histoire de ce type ; qu’elles avaient rencontré un homme avec qui le courant passait bien, qu’il leur téléphonait ou « textait » sans cesse, qu’il semblait très amoureux, et puis, après quelques semaines, lorsqu’elles commençaient à y croire et à ouvrir leur cœur, il les a laissées tomber sans un mot, ce qui les a déprimées et fait se sentir idiotes d’y avoir cru.

Si cela vous est arrivé, vous connaissez ce choc de surprise horrifiée, ce vide désolant, ce sentiment d’irréalité et d’impuissance…

Et puis, c’est si incroyablement BETE !  Il pourrait tout simplement (si tant est qu’un homme puisse « faire simple » !) nous dire que ses sentiments ont changé, ou qu’il a des doutes… Ce serait douloureux, bien sûr, mais bien moins que ce silence assourdissant !

En fait, ce qui est arrivé, c’est qu’il a soudain réalisé qu’il se dirigeait vers – ô horreur – une « relation stable », qu’il a paniqué, et s’est enfui comme un lâche…

Les femmes sont prudentes et pensent aux conséquences et à l’avenir ; si elles reverront le gars, si elles sont prêtes à aller plus loin, … Mais pas les hommes ! Eux, se laissent aller à leurs impulsions du moment, sans songer aux conséquences, tels l’oiseau sur la branche !

Il peut dire « je t’aime » sans penser que ça engage au comportement qui y correspond (ou pire, juste pour vous mettre dans son lit !), ou proposer une activité « engageante » à 2, sans songer aux conséquences, juste parce qu’il a envie de dire ça sur le moment…  Quelle inconséquence et immoralité !

Car peu après, il comprend qu’il est en train de s’engager avec vous et là, il choisit la solution de facilité ; disparaître !

Ce faisant, il sait que cela vous fera souffrir, mais il préfère vous sacrifier à faire l’effort de se conduire convenablement  !  Etant lâche, il n’ose vous l’avouer en face et fait le mort jusqu’à ce que vous compreniez ce qu’il en est…

En fait, il vous a utilisée pour le sexe, tout simplement ; un homme dira tout ce qu’il faut pour amener une femme à coucher avec lui. La vérité est que vous n’aviez pas une super-relation, pas une foule de points communs, pas un gars passionnément amoureux de vous ; vous n’aviez qu’un homme désirant « tirer son coup », et dès que vous avez voulu plus que ça, il s’est sauvé !

Ce genre de gars ne met pas tous ses oeufs dans le même panier ; ils ont plusieurs relations « sur le feu », en général .  Ils ne pensent pas à se fixer, car ils sont toujours à la recherche de « mieux »..

Pour guérir votre peine, sachez que ça n’a rien à voir avec vous – avec ce que vous avez fait ou pas fait, dit ou pas dit, … Ca n’a à voir qu’avec l’homme – son immaturité, son égoïsme, son inaptitude à s’engager et à communiquer honnêtement.

Cessez donc de vous reprocher la moindre chose, dites-vous qu’il ne vous méritait pas, que vous méritez mieux, et allez de l’avant !

En tout cas, reprenez-vous ; il ne veut plus vous voir ?  Faites-vous oublier ; il ne s’agit peut-être que de le laisser « souffler » un peu… Les hommes ont besoin d’espace, et beaucoup vivent selon la « loi de l’élastique » ;  ils ne sentent une tension (attirance) qu’une fois éloignés de la dame… Qui sait ? Peut-être ça peut repartir…Mais pour ça, il est impératif que vous restiez cool, gaie, sexy, facile à vivre et surtout, que vous ayez une vie à vous…Dès lors qu’il y a quelque chose à conquérir, une distance, il sent qu’il ne vous possède pas totalement, et est poussé à vous (re)faire la chasse…  car l’homme est un chasseur, ne l’oubliez pas !

Les hommes sont différents des femmes ; beaucoup craignent l’intimité plus qu’un serpent à sonnettes. Cela les angoisse tellement que ça les pousse à fuir droit devant eux, sans pouvoir réfléchir !

Ils peuvent souffrir aussi de ce qu’ils font et sentir confusément qu’ils laissent partir quelque chose de précieux, mais comme ils n’ont pas travaillé sur leur inconscient, celui-ci contrôle leur comportement …

Ils peuvent même se sentir vaguement coupables de vous blesser ainsi, mais ne savent comment s’en dédouaner autrement qu’en vous inventant des défauts et de bonnes raisons d’agir aussi durement.

Les hommes ont moins d’aptitude à causer et à gérer le stress des discussions et peuvent par contre tourner rapidement leur intérêt vers un autre objet, en sorte qu’au lieu de vous avouer leurs sentiments et d’y travailler ensemble, il est plus simple de vous rejeter de leur vie et de commencer à en poursuivre une autre..

C’est leur façon de se distancer de leurs problèmes… alors qu’une femme est toujours poussée à discuter des soucis pour arriver à les solutionner. Cessez donc de vous attendre à ce qu’un homme réagisse comme une femme ; ce n’est pas réaliste !

Dans leur incohérence,  il arrive à certains de vous rejeter justement parce qu’ils commencent à s’attacher à vous et que ça les effraie… (ils craignent que vous ne finissiez par les rejeter et d’en souffrir).

Pour reprendre un peu de contrôle sur la situation, il faut revenir en arrière et tâcher de trouver les signaux d’alarme (il y en a forcément eu, ne fût-ce qu’un estomac noué – signalant un mensonge ou une incohérence) et aussi, de quelle manière vous avez participé à la situation – quelle est votre implication dans les événements, l’endroit où vous avez « foiré » (= mal réagi)… J’ai conscience que ceci semble très dur, mais ça accélèrera votre guérison et c’est le seul moyen de détruire votre désespoir et de vous refaire croire en un avenir meilleur…

Le PN et son « masque de normalité »

Psychopathe

Cet article est traduit de cet excellent article sur la question : http://psychopathyawareness.wordpress.com/2011/01/19/how-do-psychopaths-construct-their-mask-of-sanity/

Le premier livre important sur ​​la psychopathie était celui de Hervey Cleckley ; le révolutionnaire « The Mask of Sanity ». Voici ce que dit Cleckley a sur chaque symptôme majeur de ce trouble de la personnalité dangereuse.

Ce qui est le plus frappant chez les psychopathes, par opposition à d’autres personnes souffrant de troubles ou de dérangements, c’est la façon dont ils se fondent dans le reste de la société, dont ils utilisent, dupent et nuisent à d’autres êtres humains. Leur faconde et leur charme, ainsi que leur incroyable capacité à mentir de façon convaincante, les rend parfaits comme loups en vêtements de brebis.

Cleckley observe: «Le plus souvent, le psychopathe typique semble particulièrement agréable et fait une impression nettement positive lorsqu’on le rencontre.  Alerte et convivial dans son attitude, il a facile à parler et semble avoir un bon nombre d’intérêts réels. Il n’y a rien du tout  de bizarre ou d’étrange à son sujet, et à tous égards, il tend à incarner le concept d’une personne heureuse bien ajustée .

(…) Il ressemble à  un être gentil, simple et franc ». (The Mask of Sanity, 339)
(…) Non seulement les psychopathes ont tendance à être extrêmement charismatiques, mais ils peuvent aussi sembler être des individus hautement rationnels. Ils parlent généralement d’une manière qui montre du bon sens et un bon jugement. «Très souvent, les indications de bon sens et de raisonnement solide seront montrés et on est susceptible de sentir, peu de temps après l’avoir rencontré, que cette personne est normale et agréable – ceci est aussi l’une de leurs grandes aptitudes», poursuit Cleckley. (338)
Les psychopathes se présentent généralement comme des hommes responsables. Ils semblent être conscients de leurs responsabilités, en charge de leur vie, leur famille et leur carrière. (…)
Les psychopathes réussissent à tromper les autres et pas seulement à cause de ce qu’ils disent, mais aussi grâce à la façon dont ils le disent. Leur comportement tend à être assuré, cool, lisse et recueilli.

Même si, au fond d’eux, ils sont plus perturbés que les individus atteints d’une maladie mentale grave comme les psychotiques ou schizophrènesque, leur trouble de la personnalité ne transparaît pas.
Le fait que la psychopathie tend à être cachée sous un vernis de normalité, est d’autant plus dangereuse pour les autres : « Bien que leur déviation & déficience émotionnelle soit comparable à l’état interne du schizophrène masqué, il  n’affiche ouvertement rien de fragile ou d’étrange. Tout en lui suggére des qualités humaines souhaitables et supérieures, d’une santé mentale robuste « . (339)
Absence de délires et autres signes de la pensée irrationnelle
En dépit d’être capable d’actions que nous avions associons à la folie- comme tuer des membres de leur famille de sang froid, puis aller faire la fête après, les  psychopathes sont en fait cliniquement sains d’esprit.

Mais qu’est-ce que cela signifie réellement, être «sain d’esprit», à la lumière d’un tel comportement gravement perturbé ? Cela signifie simplement être en contact avec la réalité et connaître les règles juridiques, sociales & morales régissant la société.

Cette définition de la santé mentale n’implique pas de traiter cette information normalement ou de se comporter normalement.

 Cleckley dit : »Le psychopathe est habituellement exempts de signes ou symptômes traditionnellement considérés comme des preuves d’une psychose. Il n’entend pas des voix.  Ses délires ne peuvent pas être démontrée. Il n’y a pas de dépression en cours, d’élévation pathologique de l’humeur, ou de pression irrésistible d’agir.

La réalité perceptive externe est précisément reconnue ; les valeurs sociales et les normes personnelles généralement accrédités sont acceptées verbalement.

Un excellent raisonnement logique est maintenu et, en théorie, le patient peut prévoir les conséquences d’actes antisociaux ou inconsidérés.
Le psychopathe construit son masque de santé mentale en imitant le reste d’entre nous. Il imite nos émotions. Il prononce – du bout des lèvres – son adhésion à  nos principes moraux. Il fait semblant de nous respecter, ainsi que nos objectifs. La seule différence entre lui et les êtres humains normaux, c’est qu’il ne sent ou pense pas ceci à un niveau plus profond. Sa simulation des fonctions de normalité est un déguisement qui lui permet de tromper les autres et satisfaire ses pulsions déviantes. Toutefois, en raison de son charme et du sang-froid extraordinaire du psychopathe, ces besoins pervers ne sont pas susceptibles d’être évidents pour les autres. (…)
Absence de manifestations de nervosité ou psychonévrotiques
Les psychopathes manifestent une tranquillité presque reptilienne. Leur combinaison paradoxale de calme et de sensations fortes dans leur comportement peut les rendre, au moins au début, plus intéressants que les individus normaux. (…)

Il est très typique pour lui non seulement d’échapper à l’angoisse et la tension anormale caractéristique des psychopathes, mais aussi de montrer une immunité à cette angoisse et à l’inquiétude qu’on jugerait normale ou appropriée dans les situations inquiétantes. »(340)

Bien que leur aura général de fraîcheur et de calme puisse être rassurant, les psychopathes ont tendance à être trop calmes dans de mauvaises circonstances.
L’empathie, la peur de la punition, l’anxiété et le remords représentent les principales forces qui empêchent les gens normaux de se livrer à des comportements dangereux et nuisibles. Les psychopathes n’ont pas de telles restrictions. Peu importe la qualité de leur déguisement, les comportements dangereux et nuisibles sont tout ce qu’ils aiment et désirent rechercher dans la vie.

Béatrice de Laat

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