Education : élevez des petits anges, non des monstres déchaînés !

enfants chiants

Dans « Aimer sans tout permettre », le Dr Fitzhugh Dodson décrit une « Loi » essentielle pour éduquer : la Loi de la Frite Ramollie – laquelle consiste en ceci : entre une frite croustillante & une frite ramollie, l’enfant choisit la frite croustillante. Mais entre une frite ramollie et rien, l’enfant se contentera de la frite ramollie plutôt que de mourir de faim.

De même, entre un câlin (ou un compliment, et une engueulade), l’enfant choisit le câlin. Mais entre une engueulade & rien ( = être ignoré), comme il a un besoin VITAL d’attention, il choisira l’engueulade…

Dans son livre sur l’éducation des enfants « You’re not the boss of me » (« Tu n’es pas mon boss »), la pédagogue Betsy Brown Braun revient sur cette règle et approfondit son application concrète.

Pour elle, il faut éduquer, pour éviter que nos enfants deviennent des « monstres » déchaînés, et non discipliner. Discipliner, c’est ce qu’il faut hélas faire, lorsqu’ils le sont devenus ! Et ils ne le deviennent, dit-elle, que parce que leurs parents les y ont entraînés !

Bien sûr, avoir un gosse déchaîné est pénible pour les parents, mais c’est aussi une vie infernale pour l’enfant ; il se sent malheureux parce qu’il est perdu, dans la confusion, ..

Quand il faut quitter une activité amusante, par ex, ça le frustre et les parents devraient montrer qu’ils le comprennent ; il faut être de son côté, ici.

En cédant à tout pour avoir la paix, les parents violent la loi de la frite ramollie ; il apprend qu’en élevant la voix, il obtient tout ce qu’il veut.

J’ai, du reste, déjà écrit mes idées sur l’éducation permissive ici :

http://www.bonheuretamour.com/2012/06/16/que-penser-de-leducation-permissive/ .

Pourtant, l’enfant qui pique une colère parce qu’on lui refuse un jouet, ne veut pas vraiment ce jouet – ça c’est juste pour pousser les limites & voir s’il peut l’obtenir… La preuve, c’est qu’il ne le veut que jusqu’à ce qu’il l’ait, puis, quand il l’a reçu, il veut quelque chose d’autre !

Ce qu’il veut réellement, c’est juste d’être entendu & compris !

Il ne veut que ce que tout le monde veut ; de l’amour ; ici, s’assurer que ses parents sont de son côté !

C’est pour ça qu’il faut lui exprimer qu’on le comprend, qu’on comprend à quel point c’est frustrant de devoir quitter l’endroit amusant, ou de ne pouvoir prendre le jouet avec lui, (mais bien sûr, on part, ou on ne le lui offre pas !)

Désirer n’est pas mauvais ; c’est une partie essentielle du processus de croissance, et apprendre qu’on ne peut pas avoir tout ce qu’on veut, est une partie essentielle d’éviter d’entraîner l’enfant à devenir un gosse gâté et mal dans sa peau (& un futur criminel).

Les parents doivent savoir que l’enseignement est une longue répétition ; il ne s’agit pas de compter combien de fois il faut répéter mais d’être efficace, c-à-d conséquent, c-à-d de dire et/ou d’appliquer la règle jusqu’à ce que le schéma de comportement soit acquis par l’enfant !

Si l’enfant nous manque de respect, il faut, non pas le punir ou l’enguirlander, mais l’ignorer totalement – toujours pour ne pas encourager & ancrer un mauvais comportement.

Si l’enfant ne prend pas ses responsabilités – c-à-d s’il ne range pas sa chambre, ne ramasse pas ce qu’il a fait tomber, … – il faut le laisser sentir les conséquences de son comportement,

Souvent, l’enfant imite ses parents (surtout qu’il y a l’hérédité aussi) mais les enfants infernaux sont en fait assoiffés d’attention : les parents doivent veiller à offrir, sur une base régulière, à chacun de leurs enfants des moments privilégiés où ils ont un contact seul à seul avec chacun de leurs parents.

Hurler à longueur de temps sur eux ne sert vraiment à rien – c’est même contre-productif. Quand il y a des criailleries ou que l’enfant est en crise, il est totalement incapable d’entendre ce qui est dit. Ce n’est clairement pas à ce moment qu’il peut apprendre quoi que ce soit. Donc, le mieux à faire, est d’éviter de renforce le mauvais comportement en insistant dessus ! Il vaut mieux attendre qu’il soit calme pour lui dire :  » si quelque chose te fâche, tu peux me dire que tu es fâché, mais tu ne peux pas casser une porte ou m’insulter, ou me tirer la langue ».

J’insiste : le père doit être présent dans la famille, surtout s’il y a un ou des garçons. En effet, la personne qui a le plus d’influence dans la vie d’un enfant, c’est le parent de même sexe ; donc, si (comme dans beaucoup de familles), le père est toujours absent (travail, sorties) ou démissionnaire, ça aura de graves conséquences sur l’avenir des fils (bien sûr, une attention paternelle est aussi très importante pour les filles).

Les enfants qui sentent qu’ils ont une place ici-bas & qu’ils sont importants, n’ont pas besoin de faire des bêtises pour attirer l’attention.

Mais si on les ignore, ça les fait se sentir très nuls, donc très mal, alors, ils se mettent à faire des bêtises pour que leurs parents reconnaissent qu’ils existent – ils préféreraient que ce soit positivement, mais, voyant que ce n’est pas possible, ils se débrouillent pour l’avoir négativement !

Un autre élément ennuie aussi les parents : les enfants qui s’ennuient & ne peuvent jouer seuls tranquillement. Que peut-on y faire ? Il faut, quand ces enfants ne s’ennuient pas, faire une liste de choses de choses à faire… Leur apprendre à compter sur soi pour s’occuper, en lui apprenant à décider pour lui-même & en lui donnant un feed-back positif quand il a pris de bonnes décisions. Il faut développer des rituels quotidiens (toujours les mêmes)

Un autre grand problème : l’enfant malhonnête ou menteur. Il est essentiel, pour supprimer le problème à la racine, de savoir pourquoi il ment. Il faut lui demander ce qui le pousse à mentir.

D’abord, sachez que des parents honnêtes élèvent des enfants honnêtes ; je le répète ; l’exemple a bien plus d’effet sur un enfant que les sermons ; donc, parents, soyez intègre ! A part ça, pour éviter le mensonge, il est essentiel d’aimer l’enfant inconditionnellement – qu’il n’ait pas à être quelqu’un d’autre, ou à devoir effacer ou modifier certains traits de son caractère pour plaire à ses parents ou être accepté.

Et bien entendu, il faut que l’enfant soit assuré que, s’il a fait une bêtise, il ne sera pas rejeté, moqué ou brutalisé.

Les parents doivent préparer leurs enfants à réussir leur vie, à y survivre & s’y épanouir quand ils ne seront plus là. Par conséquent, il faut leur apprendre comment ce monde, où ils devront vivre sans nous, fonctionne. Alors, si on ne leur enseigne pas que le monde paie pour la performance, qu’on est responsable de ses choix & comportements (et tout ce qui en découle !), ça sabote leur avenir !

C’est comme de les lâcher dans l’arène sans armes, ou de leur donner des clés de voiture sans leur avoir appris à conduire ; ils ne peuvent que se crasher… S’ils sont pourris gâtés, ou qu’on leur donne tout ce qu’ils veulent à condition qu’ils crient, ou qu’ils ont des parents hurleurs, ils en déduisent que le monde marche ainsi, ils appliqueront ces « bonnes méthodes », et se feront rejeter de partout, ratant leur vie…

Bref, des parents qui font ceci sans comprendre les conséquences, commettent en fait l’erreur la plus grave dans l’éducation de leurs enfants.

PS : J’ajoute ci-dessous les liens de 4 autres articles sur l’éducation – cela peut sûrement être utile 😉

http://www.bonheuretamour.com/2014/11/30/comment-eduquer-votre-enfant/

https://bonheuretamour.wordpress.com/2012/06/16/enfants-comment-les-conduire-et-les-motiver/

http://www.bonheuretamour.com/2013/06/21/enfants-nudite-et-education-sexuelle/

http://www.bonheuretamour.com/2012/06/16/education-que-penser-de-la-fessee/

PN ; vraie ou fausse victime ?

drôle de gars

Si vous vivez ou avez vécu sous la coupe d’un pervers narcissique, vous le savez, ce démon est un as du mensonge, et adore se faire plaindre, alors que c’est lui l’agresseur. Tromper les gens renforce son sentiment de pouvoir sur autrui et son plaisir – car cela lui confirme que les gens sont bêtes et qu’il peut leur faire avaler n’importe quoi – sans compter que ces mêmes gens (crédules, peu informés & sensibles à l’apparence), s’ils ont le moindre pouvoir, insulteront, tortureront ou puniront la victime à sa place – et ceci est aussi jouissif pour un PN ; avoir poussé autrui à agresser sa victime, tandis que lui jouit du spectacle !

Bref, un PN a l’art de se faire passer pour la victime, et vous, pour l’agresseur – et comme il est plus doué que vous pour communiquer et convaincre, la plupart des gens croient sa version des choses et le plaignent, en ne vous croyant pas & vous accablant de leur mépris (j’en parle ici : http://www.bonheuretamour.com/2015/06/14/pn-la-societe-accable-les-victimes/ et compte développer le sujet de ces « flying monkeys » plus tard).

Eh oui ; comme les PN projettent leur côté sombre sur leur cible, & l’accusent d’être le (la) mauvais(e), il faut savoir distinguer qui est une victime réelle, et qui n’est qu’un menteur, et le vrai mauvais !

En outre, jouer les victimes sert aussi aux pervers à mieux connaître une personne qu’ils ont ciblée comme victime potentielle ; pour déterminer si elle a du coeur (donc, si elle est une bonne source d’approvisionnement narcissique), ils lui narrent leur « triste vie » et observent soigneusement si ça va l’émouvoir…

Donc, quand quelqu’un vous raconte ses malheurs, sachez reconnaître les vraies victimes des fausses, qui sont en fait des PN.  Voici comment distinguer ces loups déguisés en brebis ;

a) manque d’ « affects » ; quand une vraie victime raconte ses déboires, elle est émue, tandis qu’un PN les raconte bien calmement, de façon détachée ; ils emploient des mots négatifs (« je crains pour ma vie », « j’ai peur car elle est folle », …), mais leur attitude n’y correspond pas.

Une vraie victime semble tremblante, effrayée, choquée, ravagée – elle va, par ex crier, ou avoir une « absence », puis revenir à ce qu’elle disait, avec beaucoup d’émotions. Leur discours est précipité, très émotionnel…

Mais ce 1er critère n’est pas décisif ; en effet, certaines victimes sont si déprimées (ou ont déjà tant raconté ce qu’elles ont subi) qu’elles aussi s’expriment sans affects & de façon détachée. Mais même celles-là, on les reconnaît des fausses victimes parce que, loin d’êtres sereines (comme l’est un PN quand il invente ce genre d’histoires), une vraie victime aura une apparence de zombi, de mort-vivant, un genre d’absence dans le regard, de distraction, de distance d’avec le réel.

Une vraie victime traverse les étapes d’un processus de deuil, avec le choc, le déni, la colère, … jusqu’à l’acceptation, alors qu’un menteur semblera avoir surmonté étonnament vite les émotions dues aux (soi-disant) abus subis, et n’être pas fixé ou obsédé par ceux-ci.

b) utilisation brillante de mots, descriptions & expressions : Ayant étudié leurs victimes, ils connaissent les effets de leurs maltraitances, et peuvent choisir précisément les bonnes expressions pour décrire leur (soi-disant) calvaire. Ils s’inspirent de disputes qu’ils ont eue avec vous, en inversant les rôles, ou en modifiant certains éléments pour vous faire passer pour un(e) cinglé(e) dangereux(se) !

La vraie victime, par contre, n’a qu’un souvenir brumeux de ce qui s’est passé, et le stress permanent où la fait vivre son bourreau a effacé sa mémoire (on sait à présent que c’est le 1er effet d’une exposition constante à des hormones de stress). Elle s’exprime donc de façon décousue, confuse, chaotique, incohérente. Souvent, elle s’interrompt au milieu d’une phrase & s’interroge sur la validité ou l’absurdité de ce qu’elle dit.

La victime semble alors devoir réfléchir à une réponse (comme si elle mentait) mais en fait, elle se rend compte que son interlocuteur ne croit pas à son histoire (il hausse les épaules, ou lève les yeux au ciel, …), tellement les détails paraissent incroyables, ou alors qu’elle est inapte à lui faire comprendre que ces abus font mal (ça a l’air de trucs non-importants, ou faits pas exprès) …

Oui ; ce que nous fait le PN est si insidieux, et « confusionnant » , et paraît souvent si anodin, que les autres prennent la victime pour une menteuse, une mauvaise (un comble !), une paranoïaque, ou une personne hystérique ou mentalement instable (ou les 4 à la fois) !

Alors, elle tente de se défendre en s’expliquant, mais plus elle le fait, plus elle s’embrouille ou s’énerve, et moins l’autre la croit … en sorte qu’elle se sent totalement isolée. Bref, comme l’a écrit Paulo Coelho : “Ne perdez pas votre temps avec des explications : les gens entendent ce qu’ils veulent bien entendre”. Pour eux, vous avez juste une bonne tête de bouc émissaire (& toute société a besoin de se trouver des « moutons noirs »).

En comparaison, le PN semble si doux, sympathique, sain d’esprit & équilibré que, pour le citoyen lambda, il semble plus rassurant ; pour lui, le choix est vite fait de qui est crédible ou non …  & bien sûr, il se trompe à chaque fois !

Souvenons-nous ; un PN est habile ; c’est un « maître des perceptions », c-à-d qu’il a ce don magique : pouvoir modeler & manipuler les perceptions des autres !

Qui pourrait imaginer que ce gentil monsieur (ou dame) devient un monstre sadique derrière les portes fermées ?

Une des choses qui m’a fait le plus mal durant toutes ces années où j’étais avec mon époux PN, c’était de devoir entendre, encore et encore, ces réflexions lors de soirées ; « Oh ton mari est fantastique ; un vrai boute-en-train ! Et puis, il est fou de toi, ça crève les yeux ! » … Ca fait mal… On ne sait pas si on doit en rire ou en pleurer en se tapant la tête contre les murs devant tant de connerie …

Les vraies victimes en viennent à douter de leur santé mentale, comme elles en sont venues, au fil des années, à croire le PN qui les rend responsable des abus qu’elles subissent – elles se sont accoutumées à expliquer l’inexplicable et, courant après la chimère (entretenue par le PN) qu’il pourrait redevenir le Prince Charmant des débuts, elles continuent à s’accuser & à se plier à tout pour lui re-plaire.

Ne pouvant imaginer une telle perversion ( = que leur partenaire crée des discussions, non pour améliorer le couple, mais parce que ce chaos leur plaît et qu’il adore les frustrer & les faire souffrir), elles supposent qu’il a de vrais problèmes et le prennent en pitié, tout en tentant de lui faire comprendre qu’elles sont de son côté.

c) absence de changements de comportement, de style de vie ou de caractère : alors que les vraies victimes changent et agissent pour faire changer les choses (lire des livres de développement personnel ou sur le couple, consulter des thérapeutes, aller sonner à toutes les associations d’aide ou d’entraide, partager leur vécu sur des groupes de victimes, …), les fausses victimes, elles, ne semblent pas affectées du tout par les abus (soi-disant) vécus, ni ne font quoi que ce soit pour améliorer leur situation – et leur sommeil comme leur santé sont excellents ; pas trace d’insomnie, de tachycardie, d’épuisement, de tremblements, de difficultés respiratoires ou d’autres troubles indicateurs de stress post-traumatique.

Or, toute vraie victime souffre si intensément à chaque seconde qu’elle ne peut rester un seul jour sans chercher à sortir de l’enfer qu’elle vit, sans chercher une validation de son vécu, une thérapie ou autres moyens de sauvetage.

Elles sentent aussi de l’empathie pour les autres victimes, et tentent de les aider en les informant. Aussi, elles essaient vraiment de s’en sortir, en se démenant, en s’informant, en  tentant toutes les voies & thérapies possibles.

La fausse victime, elle, ne fait pas toutes ces recherches … et pourquoi le ferait-elle, puisqu’elle NE SOUFFRE AUCUNEMENT de sa situation ? !

Bref, le PN soi-disant victime, passe son temps à profiter de la vie ; à sortir, à s’inscrire sur des sites de rencontre ou draguer en boîte, … pendant que la vraie victime, brisée, n’est même plus capable d’envisager d’aimer à nouveau un jour ! Au lieu de sortir & s’exposer, la victime se terre et se protège du monde extérieur.

d) refus de se remettre en cause : une vraie victime doute d’elle-même, elle examine tout ce qu’elle a pu dire ou faire (ou ne pas dire ou ne pas faire) – elle soupçonne même ses mobiles cachés, ou l’énergie qu’elle émet – pour énerver son bourreau ou faire capoter la relation, elle se croit responsable de tout, en sorte qu’il se passe un temps fou avant qu’elle comprenne de quoi il s’agit et exprime le mot « maltraitance ».

A l’inverse, la fausse victime accuse tout de suite son(sa) partenaire de harcèlement, d’abus & de maltraitance ; il a même préparé (dès avant la séparation) des documents et faux témoignages pour la piétiner & la détruire totalement – car il estime que c’est CA que mérite la victime qui ose le quitter.

e) pas de signes de déni : une vraie victime reste longtemps dans le déni ; voir dans quelle situation elle se trouve, aux mains de quel monstre assoiffé de son sang, est trop horrible à appréhender… Rien de tel chez la fausse victime, bien entendu

L’ex-victime de PN est seul(e) & pauvre !

Pauvre & seule

Le pis que des parents PN implantent en nous, c’est de nous préparer à une vie d’abus & de maltraitances de la part du monde !

Etant l’enfant « bouc émissaire » de notre famille perverse, on en reste, une fois adulte, le « mouton noir », le « loseur ». Etant plus pauvre  » différent(e) « du reste d’entre eux, on n’est jamais invité(e) aux événements familiaux (sorties, dîners, anniversaires, mariages, …).

Les autres membres de notre « famille » (si on peut appeler ça de la famille) nous méprisent & on est, en fait, devenu(e) exactement ce que nos parents PN avaient prévu pour nous & avaient besoin que l’on devienne ; en nous faisant devenir un(e) «perdant(e) », ils sont sûrs de garder la position supérieure.

C’est hélas un fait : les ex-enfants boucs émissaires sont comme programmés pour rester des victimes toute leur vie.

En effet, on a pris l’habitude de se nier totalement soi-même pour, à la place, « sentir » les besoins d’autrui & les combler immédiatement – et bien sûr, éviter toute situation de conflit en cédant à tout !  Une ex-victime a énormément de mal à distinguer ses besoins, ou à oser les combler ou demander, ainsi qu’à oser s’exprimer ou contredire. Elle fait « profil bas », car elle a trop peur des conséquences de fâcher ou mécontenter autrui !

On dirait que je suis affublée d’un  « charisme négatif » ; quand je dis quelque chose, les gens agissent comme s’ils n’avaient pas entendu et il m’est très difficile de me faire des amis ou de me fâcher quand il le faut, parce que, dès ma plus tendre enfance, j’ai été « entraînée » à avoir mortellement peur de tout le monde.

Bien qu’en tant qu’adulte, je ne sois plus victime d’intimidation, les gens (TOUS – pas seulement ceux de notre famille)  sont poussés à nous rudoyer, à nous traiter comme un(e) arriéré(e), ils nous ignorent (comme si on n’existait pas), nous excluent des conversations, & nous « oublient » lors des augmentations ou des promotions au travail.

Et je ne parle pas des situations de détresse ; pour citer mon exemple, en plus de 50 ans, les flics, avocats, psys, assistantes sociales, médecins et infirmier(e)s d’hôpital ne m’ont jamais crue, prise au sérieux, défendue ou soignée ! – mais au contraire, m’ont moquée, injuriée, humiliée et punie d’être la cible d’êtres pervers & éhontés … Ils ont, en même temps, constamment soutenu mes bourreaux !

Comme dit ailleurs, un PN a investi du temps & de l’énergie pour vous « capturer » et s’assurer une abondante source d’approvisionnement narcissique. Mais il lui faut encore vous garder en son pouvoir – pour qu’il ne doive pas recommencer… Par conséquent, il doit vous affaiblir & vous isoler (ce qui vous affaiblit encore plus).

Un (ou des) parent(s) PN le font pour s’assurer un approvisionnement à vie : ils savent que, étant de la famille, vous aurez dur à totalement couper les ponts avec eux.

Pour vous isoler, ils vous humilieront en public (à CHAQUE fois que vous vous trouvez hors de la maison avec eux, en fait), au point que leur bouc émissaire n’osera inviter personne chez lui, et, plus tard, se faire des amis…sans compter que le parent le « salit » & détruit sa réputation partout, surtout chez ses amis et la famille.

Et personne ne soupçonne que c’est faux, car tout en racontant sur leur victime des choses qui la décrédibilisent, ou la font passer pour dingue & agressive, ils jouent la comédie des bons parents qui s’inquiètent pour leur « cher enfant » !

Si l’enfant se fait un nouvel ami, ses parents toxiques vont vite tenter de semer la zizanie entre lui et leur enfant, ou aller insinuer aux parents de ce nouvel ami que leur enfant est un voyou infréquentable.

Et si ça ne réussit pas, ils vont jusqu’à eux-mêmes se faire passer pour des gens dangereux, en sorte que les parents de l’ami, effrayés, interdiront à leur enfant de nous fréquenter.

Subissant les « piques », le mépris & les moqueries des voisins, des « copains d’école » et des profs, l’enfant bouc émissaire se renferme dans sa coquille pour se protéger et se coupe de ces humains si cruels…

Bref, tout ce qui leur reste dans la vie, ce sont leurs parents toxiques … Justement le résultat que ces mauvais voulaient obtenir !

Cet isolement pourrait cesser quand l’enfant grandit & quitte ce « nid » toxique, mais hélas, le pli est pris, en sorte que l’adulte ex-bouc émissaire continue à s’isoler ou à manquer de compétences sociales ; ayant été élevé par des êtres mentalement dérangés qui ne nous ont appris que des mensonges, on apparaît comme étranges aux autres (d’ailleurs, on se SENT étrange – étranger –  aux autres).

Les PN ne nous ont pas appris les choses utiles, car ils ne veulent pas qu’on vive dans le monde, mais bien dans leur monde – alors, il est fatal que la victime commette bêtise sur bêtise…& se prive ainsi des seuls éléments qui lui auraient permis de réussir sa vie : des amis et un job stable.

Isolée, sans argent (car dans ces conditions, il est dur de trouver ou garder un job), la victime peut faire l’erreur de se raccrocher à ses parents, car elle n’a personne d’autre vers qui se tourner.

C’est pour ça qu’il faut prendre conscience de ce qu’on a subi, qu’on en a nécessairement été marqué(e) et qu’il faut travailler sur soi pour en sortir.

En plus, les victimes courent le risque d’attirer un PN comme partenaire de vie – lequel nous fera revivre exactement les mêmes émotions (rejet, solitude, abandon, terreur, contrôle) que celles qu’on a vécues dans notre famille d’origine (à ce sujet, voir « Pourquoi le monde va-t-il mal, & nous aussi ? » https://bonheuretamour.wordpress.com/2013/10/11/pourquoi-le-monde-va-t-il-mal-nous-aussi/ ).

Ce PN, lui aussi, nous isolera pour nous affaiblir & se garder sa « source de nourriture » sous la main, toujours à disposition – et ce, en utilisant les mêmes tactiques que nos parents ; en contactant notre famille, nos amis (le peu qu’on en a) et même notre employeur et nos collègues, pour détruire notre réputation auprès d’eux… Et, si on a des enfants ensemble, il fera en sorte de les tourner contre leur victime !

Les adultes « normaux » peuvent compter sur une famille aimante et un cercle d’amis sincères, toujours prêts à les soutenir, & les conseiller, ils ont avec ceux-ci de longues conversations ou ils sortent ensemble ou partent en vacances, ou fêtent diverses occasions spéciales – Ceci leur donne le sentiment d’être membre d’une communauté, ce qui les rends forts et heureux.

L’ex-bouc émissaire d’une famille de PN n’a rien de tout ça (puisque tout le monde, même ses enfants, lui tourne le dos) ; il (elle) est seul(e), & en souffre souvent.

Les gens croient qu’il faut être dérangé pour n’avoir pas d’amis, mais c’est faux ; même s’il est vrai que certains tueurs en série vivent isolés, les PN ont une vie sociale & sont bien intégrés dans la société, puisqu’ils sont experts à fournir une image normale & sympathique d’eux-mêmes ! Bien sûr, ces gens-là (les personnes extérieures) ne pourraient jamais se douter de leur vrai visage – Leur côté taré et violent, ils le réservent à leur victime, derrière les portes fermées !

Ah, si seulement les gens pouvaient voir au-delà des apparences !

Et cela n’a rien d’étonnant ; un adulte ayant eu des parents pervers, a été saboté depuis le début, car ces êtres maléfiques VEULENT qu’on rate tout, ils veulent détruire totalement notre vie. Donc, tout ce qu’ils nous disaient étaient – exprès – des contre-vérités !

Par la suite, non seulement on souffre de plein de troubles bizarres, de timidité (manque de confiance en soi dû aux années d’insultes & de rabaissements), d’isolement (retrait social, manières bizarres), … mais en plus, quand on se lance dans un projet quelconque (amour, amitié, carrière), comme on ne sait que des faussetés, on manque à tous les coups : on a beau se donner à fond, on est comme la souris tournant dans sa roue ; elle aussi court très fort sans pour autant avancer d’un centimètre !

Mais un jour, la victime finit par remarquer que ses bourreaux, bien qu’ils prétendent l’aimer & se soucier de son intérêt, ont une attitude hostile envers elle, qu’ils tentent toujours de saboter ses relations ou son travail, et qu’elle se sent toujours mal en leur présence – et elle finit par se décider à couper le contact avec eux.

Au début, elle se sent bien de ne plus avoir ces vampires dans sa vie… mais elle se retrouve sans rien, sans personne… une vie qui ressemble à un désert.. et la victime a si soif d’amour !

En plus, elle voit constamment (dans sa vie ou à la télé) des gens bien intégrés, entourés d’amis amusants… et elle se sent encore plus seule, par comparaison… Cette solitude est vraiment très douloureuse.

Comme les victimes n’ont pas les compétences requises pour se « vendre » à un employeur ou pour se faire et garder des amis, ou pour choisir un partenaire de vie convenable, elles dépriment et courent se réfugier chez les seules personnes qui leur restent : leurs bourreaux !

Brrr ! Voilà une sombre perspective, non ? Est-ce que j’écris pour vous désespérer ? Hé non : plus on en sait, mieux on est armé pour les éviter & guérir – d’où cet article (& tous les autres).

Donc, rassurez-vous : cette vie solitaie et ratée n’est pas une fatalité. Mais alors, comment faire ? Comment avancer malgré tout ?

Si les ex-boucs émissaires ratent leur vie, c’est parce qu’ils se sont identifiés à ce qui leur est arrivé, oubliant que ça les rend négatifs.

Cette négativité, leur ôte tout courage pour faire qq chose de leur vie, attire plus de négativité (personnes & circonstances néfastes) dans leur vie… et font fuir les êtres sains !

En effet, les personnes saines (et ayant eu la chance d’avoir grandi dans une famille aimante, puis d’avoir rencontré un(e) partenaire aimant, fuient toute personne qui se plaint & se présente comme une victime ; ça ne les concerne pas, et ça les choque, les ennuie, ou les répulse.

Pour la victime, néanmoins, se désengager de sa propre histoire est très dur, parce que la société l’a déjà trahi(e) en la rejetant, en ne la croyant pas, en la maltraitant, l’excluant ou la punissant … Alors, surmonter tout ce qu’elle a subi, ça lui semble comme se trahir soi-même, et même comme l’ultime trahison ! (sans compter qu’elle est droguée aux peptides négatifs ; voir http://www.bonheuretamour.com/2015/06/11/traumatises-drogues/ ).

Au lieu de s’accrocher comme un noyé à son statut de victime (en gardant l’espoir utopique qu’un jour, la société lui rendra enfin justice), l’ex-bouc émissaire devrait se dire que, ce faisant, elle réalise le but des PN … et que réussir sa vie est, en fait, la meilleure revanche !

Se dire ceci : Il n’y a rien qui soit arrivé dans le passé, qui puisse vous empêcher d’être (dans le) présent maintenant (E. Tolle)

Mais pour ça, il faut CESSER radicalement de vous focaliser sur le(s) PN dans votre vie et combien il(s) est (sont) mauvais, et vous faire aider – Attention : il FAUT trouver un thérapeute qui ait LUI-MEME eu une expérience avec un PN, sinon, il ne vous croira pas, il pensera que vous êtes dingue & vous revictimisera davantage ! (voir : L’histoire du chat sauvage ; http://www.bonheuretamour.com/2013/01/01/lhistoire-du-chat-sauvage/ ). Son soutien vous sera précieux pour vous apprendre la vie, faire de meilleurs choix, & vous bâtir des limites saines pour ne plus vous laisser exploiter ou manquer de respect.

Si vous n’avez pas les moyens d’aller chez un thérapeute, je vous conseille de ( ! : sans vous focaliser sur le Mal) vous informer sur les PN ; on trouve de bons articles ou videos sur le Net (cet article, par ex 😉 ).

Quand vous avez balayé les sangsues de votre vie, c’est le moment, non de vous apitoyer sur votre sort, mais de réfléchir à ce que vous avez vécu, les conséquences que ça a dû avoir sur vous (vu votre sensibilité), les conclusions que vous en avez tirées sur la vie et votre place ici-bas, et surtout, sur les « leçons » que vous ont martelé vos parents PN – pour systématiquement les remettre en question (car ça ne fait que vous attirer des ennuis ou d’autres PN dans votre vie). Puis, songez au genre de vie que vous désirez & méritez.

Un tel bon thérapeute vous offrira l’environnement sécurisant qui vous donnera la force de commencer une nouvelle vie, d’agir autrement, de vous faire de nouveaux amis, ou défis, …

Cessez de raconter votre histoire à n’importe qui ; ne le faites qu’à des personnes que vous connaissez bien et dont vous êtes sûr(e) qu’ils sauront de quoi vous parlez – foin des « bons amis qui veulent vous aider » et qui ne savent rien de cette problématique, ou sont des PN eux-mêmes, ne faisant finalement que vous enfoncer davantage ! Protégez-vous.

Rejetez vos craintes d’y rencontrer un PN ; comme vous en savez plus à présent, vous les repérerez assez vite… ne laissez pas ces craintes vous empêcher de vivre enfin pleinement votre vie.

Cette solitude des victimes de PN est horrible : ils se sentent comme des naufragés sur une île déserte, ou comme prisonniers d’une bulle de verre, regardant la vie joyeuse des autres à l’extérieur, alors qu’eux sont coincés là.

Mais ce qu’il faut surtout faire, c’est arrêter de vous blâmer pour la stupidité de vos mauvais choix ; ce n’est PAS VOTRE FAUTE si vous ignorez les bases de la vie en société ! Si vous avez été élevé par un ou des parent(s) PN, ce sont eux qui vous ont appris des sottises sur comment va la vie, comment se faire respecter et comment faire des choix pour s’y épanouir. Donc, cessez tout de suite d’être dur avec vous-même : après ce que vous avez subi, ce que vous méritez, c’est d’être traité avec une douceur & tendresse extrêmes !

Sachant ceci, débutez une nouvelle vie, en osant petit à petit – à votre rythme.

Souvenez-vous : « il faut pousser nos peurs dans un coin, sinon, ce sont elles qui nous poussent dans un coin ! »

Cessez de vous soucier de l’opinion d’autrui (de toute façon, ils ne vous connaissent pas, & ignorent votre histoire) ou de comparer votre vie à la leur ; ça vous fait du mal.

Réfléchissez plutôt à vos atouts & talents ; en quoi êtes-vous doué ? Ca vaut la peine de creuser ce sujet, d’améliorer & pratiquer ce talent & tenter d’en vivre. Concentrez-vous sur votre nouvelle vie ; les débuts sont toujours difficiles, mais les nouveaux comportements deviennent de plus en plus faciles & naturels… menant à d’autres rencontres & opportunités. Et si vous retombez sur des êtres toxiques, vous savez à présent comment les fuir.

Titanic : la leçon du naufrage

Titanic

Tim Maltin (auteur, historien & présentateur télé) n’était pas satisfait des explications des raisons du naufrage du Titanic et a donc décidé de reprendre l’enquête. Il a trouvé la solution, a écrit un livre sur le sujet (“A Very Deceiving Night”) et la National Geographic en a tiré un documentaire ; « Titanic, case closed », qui m’a frappée et fait réfléchir…

On savait déjà que le naufrage du Titanic a donné un sanglant démenti à l’orgueilleuse arrogance des hommes persuadés de pouvoir dompter la Nature, mais les découvertes de Tim Maltin ne laissent, à mon avis, plus aucun doute là-dessus.

Les faits sont tellement étonnants et improbables qu’on ne peut que conclure qu’il y a un dessein délibéré (ou des coïncidences incroyables) sous ce drame.

Les voici, ces faits ; à vous de juger !

– Le bateau comprenait 2 veilleurs ; par mer calme (& c’était le cas le soir du naufrage), on voit sur l’eau à des kilomètres, en sorte de pouvoir avertir d’un iceberg 20 minutes à l’avance. Pourtant, malgré que ces 2 hommes avaient une bonne vue, étaient sobres & bien éveillés, ils n’ont aperçu l’iceberg qu’au dernier moment,

– Le Californian – le seul navire proche du Titanic & qui aurait pu aller sauver les passagers, envoie des messages au Titanic pour l’informer qu’il y a des icebergs mais, bizarrement, ces messages ne sont pas reçus. En effet, juste à ce moment, les opérateurs radio du Titanic sont submergés de demandes de messages de la part des passagers, et excédés, coupent le contact avec le Californian !,

– Le Titanic était insubmersible car construit en sorte que, même avec 4 compartiments touchés (& inondés), il puisse rester à flot. Mais l’iceberg a déchiré la coque de 6 compartiments – un accident qui ne s’était encore jamais produit jusque là dans l’histoire de la navigation, & ne s’est plus jamais reproduit depuis,

– Le Titanic a coulé au point de rencontre entre le Gulf Stream (chaud) et le courant du Labrador (froid) ; cette rencontre provoque de brusques hausses et baisses de température ; les survivants l’ont dit : soudain, bien qu’il fasse très beau (jamais ils n’avaient vu une nuit avec autant d’étoiles), la température a brusquement chuté.

Or, ces variations de densité de l’air causent des mirages… 2 masses d’air différentes placées l’une au-dessus de l’autre, causent une réfraction de la lumière.

L’air n’est pas une chose transparente, mais un genre de lentille, et ce qu’il nous fait voir dépend des conditions atmosphériques. Quand une couche d’air est plus froide ou chaude que l’air au-dessus d’elle, il y a création de distorsions, de flous, de reflets.

C’est pareil que dans les déserts, où il y a des couches d’air de densités différentes et des écarts de température (sauf que là, ce sont des mirages chauds et ici, un mirage froid).

Ce 14 avril, l’air réchauffé par le Gulf Stream a rencontré brutalement les eaux glacées du courant du Labrador, ce qui a refroidi la couche d’air surmontant la mer.

Le capitaine du Californian a vu le Titanic mais, à cause de la distorsion, il l’a pris pour un petit bateau.

– Le Titanic, contrairement à l’idée commune, n’allait pas trop vite ; en effet, le temps étant très clair, on pouvait naviguer vite, puisque (voir + haut) on voit alors les icebergs à des kilomètres de distance, et on a tout le temps de les éviter…. sauf que, vu la rencontre des 2 courants, un mirage s’est créé, « déformant » la mer, faisant « monter » son niveau ; la faisant paraître plus haute derrière l’iceberg, qui est alors devenu invisible… jusqu’au dernier moment (trop tard pour l’éviter) !

Les données météo confirment que le Titanic a coulé juste au centre d’un anticyclone mobile polaire (on aurait dit qu’il avait visé ce bateau),

Quand la mer est calme, il est difficile – même en plein jour – de distinguer l’horizon (la limite où le ciel commence & où la mer finit). Alors, c’est tout à fait impossible de nuit,

– La radio aurait pu offrir un dernier espoir : appeler un navire proche pour venir secourir les naufragés… Mais cet espoir aussi s’est évanoui.

Car bien que les marins du Californian voyaient des lumières et envoyaient des messages en morse (comme le faisait le Titanic, qui envoyait des messages de détresse frénétiques), dans les 2 navires, ils ont conclu qu’ils ne voyaient que des étoiles, et non des signaux en morse, car ces lumières clignotaient de façon anarchique et n’avaient aucun sens.

Ces 2 bateaux s’envoyaient bien des signaux mais n’ont pas réussi à communiquer parce que le scintillement dû à la friction des couches d’air chaud et froid, a totalement brouillé les signaux lumineux.

A lire ceci, on dirait que les éléments naturels s’étaient ligués pour faire sombrer le Titanic ! Moi, j’y vois comme un avertissement, de rester humble et de ne jamais se croire supérieurs à la Nature… Faites-vous votre idée…

 

S. Harvey & le couple

Heartshaped strawberryLe grand motto de Steve Harvey : les 3 P ; « Protect, Profess & Provide » («  Protéger, fournir la nourriture & proclamer ») => voilà selon lui les 3 choses que fait un homme qui est normal (= mature) & vous aime vraiment !

Steve Harvey était un acteur comique américain qui, choqué par l’immense ignorance des femmes concernant les hommes, s’est reconverti dans l’information & le conseil aux femmes. Il a remarqué que personne (ni les hommes, ni les médias), ne disait jamais la vérité aux femmes, et que cette ignorance ou désinformation faisait d’elle des victimes faciles des play-boys et autres rusés, tarés & profiteurs.

Estimant que les femmes méritent la vérité, il a créé son talk-show, participé à diverses émissions & écrit 2 livres («  Act Like A Lady , Think Like a Man » & « Straight Talk, No Chaser : How to Find and Keep a Man »), qui sont rapidement devenus des best-sellers aux USA.

Il y parle de ce que les hommes pensent de l’amour, des relations et de l’engagement & de ce qu’une femme peut faire pour avoir des bonnes relations et non se faire exploiter.

Steve Harvey n’a eu, pour traiter de ces sujets, qu’à interroger ses amis sur les relations (et il en a des tas, dans tous les milieux).

Il se juge bien placé pour traiter le sujet des relations hommes-femmes, car s’il avoue n’être pas un expert des femmes, il est par contre, un as concernant les hommes – dont il affirme qu’ils sont et pensent tous pareil ! – quelle que soit leur couleur de peau, leur âge ou leur religion.

En effet, les hommes – je rappelle que je ne fais que citer ses paroles, & que RIEN n’est de moi, ici – sont faits ainsi (c’est dans leur ADN) & enseignent cette façon de penser à leurs fils.

Il n’aime pas cette conception masculine de « jeu » en ce qui concerne les relations & s’indigne : ça devrait être, non un jeu, mais un échange équitable, parce qu’il s’agit de la vie & du bonheur d’un autre être !

Il s’est dit qu’une fois que les femmes apprendront comment les hommes pensent, comment ils traitent l’information, leurs schémas de pensée, elles seront aptes à prendre de meilleures décisions.  Les femmes pourront alors ENFIN agir efficacement et traiter leurs hommes dans leur meilleur intérêt (à elles).

Dans son livre, Steve révèle donc aux lectrices ce qui motive les hommes, comment ils aiment, & ce dont ils ont besoin – puis, comment agir pour obtenir ces choses d’un prétendant qui leur plaît. Steve dit que les femmes font l’erreur de s’attendre à ce que l’homme leur renvoie leur amour, alors que les hommes n’ont pas idée de toutes ces menues attentions …

Une femme qui aime se soucie son aimé & prend soin de son bien-être, elle le câline, veut (étant plus douée pour communiquer) régler les problèmes en en parlant, … Alors que l’amour d’un homme ne va pas si loin dans la sensitivité & l’oubli de soi ; si par ex, on n’est malade, il nous file une aspirine & pour le reste, si on a besoin d’une chose, on doit aller la chercher soi-même, ou l’appeler…

Pourtant (c’est toujours Steve Harvey qui parle !), un gars qui aime fait ces 3 choses : « profess, provide & protect », c-à-d proclamer à la face du monde qu’il est avec nous, fournir à la femme & aux enfants les nécessités (à manger, des vêtements & un toit) et les protéger.

Voilà comment on peut savoir qu’il nous aime – même s’il ne le dit pas & ne se montre pas romantique.

  1. « Profess » : un homme sait assez vite si vous êtes « la bonne » ( = la femme de sa vie) ou non. Par conséquent, si vous êtes 6 mois avec un homme et qu’il n’a pas de « titre officiel » pour vous désigner, c’est qu’il n’a pas d’intentions sérieuses ; s’il vous présente encore à ses amis ou à sa famille comme « Christel, une amie », c’est un signe qu’il n’a pas de plans vous concernant.
  2. « Provide » : Même si c’est la crise, il se débrouille pour avoir un boulot, pour pouvoir toujours procurer à sa famille le nécessaire.
  3. « Protect » : Dans la mesure de ses moyens, il fera en sorte que jamais rien de négatif ne vous arrive.

Attention : les 3 éléments DOIVENT être présents ; s’il vous dit qu’il vous aime, mais omet de faire l’une des 3 choses, ne le croyez pas ; ça indique qu’il ne fait que vous dire ce que vous voulez entendre pour obtenir ce qu’il veut ! … Il ne vous aime pas vraiment !

Image cropped from original on Flickr. Origina...

Steve Harvey conseille aussi aux femmes de demander où va la relation, si elles ont des doutes ; il dit : « C’est sa vie qu’elle joue & elle a parfaitement le droit de savoir, à tout moment, ce qui en est de la relation ! »

Par contre, il leur demande d’éviter certaines choses pouvant faire fuir les prétendants ; par ex, fumer.

Mais surtout, si une femme veut intéresser les hommes & leur plaire, il faut qu’elle ait « une vie » ; c-à-d des buts personnels, de la confiance en soi, de l’indépendance ; une femme trop passive & dépendante  (traduisez ; fade, trop romanesque, geignarde, collante, inintéressante, …) n’est guère attirante pour un homme : au départ, c’est trop facile, et ensuite, trop lourd à porter ! Aucun gars ne veut se traîner un boulet pareil ni ne peut avoir de respect pour une telle épave !

Il y a une différence entre avoir besoin & vouloir ; on peut entrer dans une relation en voulant qu’elle marche, ou vouloir une famille, mais non avoir maladivement besoin de cela. Une avidité affective fait peur aux hommes.

Un homme est aussi sensible au soin qu’une femme a d’elle-même, de son hygiène corporelle, de l’ordre & de la propreté dans sa voiture ou son lieu de vie. Les mains & les pieds surtout (+ les poils) comptent pour eux… Alors, soignez-les, mesdames !

Steve Harvey donne ensuite les clés d’une relation réussie ; l’honnêteté & la confiance, bien sûr, mais surtout, que la femme entre dans la relation avec certains standards & exigences.

Steve Harvey dit que ce qui attire un homme, ce n’est pas tant la beauté que le niveau d’assurance d’une femme, son charme, son allure, ses vêtements et comment elle les porte, sa personnalité.

Et n’oublions pas qu’ils jugent une femme « difficile à avoir » plus fiable & loyale qu’une qui cède trop vite… Les femmes d’aujourd’hui pensent que, en cédant aux hommes, elles ont plus de chances de s’en pêcher un pour une relation longue durée ou le mariage… alors que ce comportement est JUSTEMENT celui qui pousse l’homme à la considérer comme une brève conquête, mais pas fiable à long terme.

Car l’homme, même le plus « moderne » est en fait resté à l’âge des cavernes en ce domaine ; c-à-d qu’il veut surtout une compagne loyale – et devant une femme qui cède rapidement, comme l’homme se connaît & ne voit pas ce qu’il a de plus qu’un autre, il se dit que si elle a cédé à LUI, elle a cédé & cèdera nécessairement à d’AUTRES…

Steve Harvey insiste particulièrement sur ceci dans son livre, affirmant que c’est à la femme de poser ses conditions, car l’homme ne lui donnera que juste autant de respect qu’elle en exige.

Il conseille aux femmes d’exprimer directement ce qu’elle veut de la relation, en se fichant de si ça le fera fuir.

En effet, ça ne fera fuir que les coureurs de jupon immatures & pas les gars ayant des intentions sérieuses.

Les femmes doivent cesser d’aller en rendez-vous en pensant : « on verra comment ça tourne »…car alors, ça tourne comme l’homme veut – et non comme la femme veut – en sorte qu’elle se retrouve utilisée & flouée !

Donc, ne craignez pas de dire ce que vous voulez et si le gars n’aime pas ça, qu’il parte ; ce n’est pas une grande perte ! Au contraire, vous vous êtes épargné bien du temps & de l’énergie, que vous auriez, sinon, perdu à poursuivre une chimère. Car, dit Steve Harvey, soit un homme joue avec vous, soit il planifie avec vous.

Une femme seule ne devrait pas accepter le 1er venu, mais continuer à s’amuser, vivre sa vie, accepter des rencards ; bref être patiente, d’esprit ouvert, et ne pas désespérer (sinon, elle fera de mauvais choix).

Et quand elle rencontre un homme, elle ne doit pas tout laisser tomber & s’accrocher tout de suite à lui comme un noyé à une planche…. Et surtout, retarder le plus possible le moment de « coucher » (voir http://www.bonheuretamour.com/2014/10/14/retardez-le-moment-de-faire-lamour/

) car dès qu’elle a couché, la dynamique du couple change : la femme s’attache à l’homme & lui, au contraire, se détache. Les hommes savent ceci, & en parlent entre eux, dit Steve – qui conseille donc aux femmes de ne coucher qu’avec celui qui aura PROUVE qu’il le mérite…et, en tous les cas, après 90 jours.

Selon lui, en effet, ce n’est qu’après avoir fréquenté quelqu’un 90 jours que l’on voit à qui on a affaire : comment il se traite & traite les autres, s’il arrive aux rencards à l’heure (fiable, organisé & respectueux) , …

Si on couche tout de suite, l’homme vous juge… et sachez-le, ce jugement n’est pas favorable, quoi qu’il en dise (& même s’il semble enchanté !). Si c’est trop facile, le gars perd tout respect pour vous.

Sa conclusion, c’est que les femmes n’osent pas demander ce qu’elles veulent, alors que si un gars vous aime vraiment, il sera heureux de vous le donner (&  s’il ne vous aime pas, pourquoi rester avec lui ?).

Par ex, pour un couple où l’homme n’a pas encore demandé la main de la dame, celleci doit lui dire qu’elle souhaite se marier… Ne pas le faire en lui posant un ultimatum (du genre « bon, tu me demandes ma main dans le mois qui vient, ou tout est fini entre nous ! »), mais en expliquant qu’elle l’aime et que l’épouser la rendrait vraiment heureuse.

Pour lui, la femme doit vraiment être celle qui détermine ce que l’homme obtient d’elle. Qu’elle se respecte, agisse comme une dame et demande ce qu’elle mérite et désire, et qu’elle laisse l’homme se comporter comme un homme, et non comme un animal ou un gamin !

Béatrice de Laat

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