S’affirmer, devenir sûr de soi

sûr de soi

Certains manquent d’assurance, n’osent pas s’affirmer ou même s’exprimer, se sentent laids ou patauds, se jugent timides ou introvertis, et cela les rend invisibles ou inintéressants (ou même exploitables) en société.

Ces gens-là craignent de déplaire aux autres, tentent de leur plaire ou d’obtenir leur approbation et se sentent très mal à l’aise si quelqu’un les critique, les dément ou les désapprouve.

En société, au lieu de s’attendre à briller ou à être bien accueillis, ils s’attendent à être rejetés ou désapprouvés, ou à se rendre ridicules, ou à n’avoir rien d’intéressant à dire – et, à cause de cette attitude, ils le sont effectivement.

Conclusion ; tout le monde les traite comme quantités négligeables, comme des carpettes (à écraser ou sur qui se défouler), ce qui leur fait une vie minable en tous domaines ; carrière, amis, amour, …

Ils ont des qualités, mais elles passent inaperçues – tandis que d’autres, moins doués mais plus « grande gueule » se ramassent tous les honneurs, les bons jobs & les belles filles (ou gars) ! Eh oui ; le monde est une jungle où les faibles se font écraser.

Mais heureusement, ça peut changer.

Le manque de confiance en soi est causé par des croyances limitantes, instillées par soi-même ou sa famille. Tous les bébés sont extravertis mais il arrive souvent qu’un ou plusieurs événements traumatiques fasse qu’on se sent mal à l’aise avec les autres & fasse basculer dans l’introversion.

Pour acquérir de l’assurance, il faudra donc creuser & retrouver ce qui nous a fait adopter ces croyances limitantes.

Il faut cesser de dire « Je suis introverti » ou « Je manque de confiance en moi », mais d’identifier les domaines de notre vie où on manque de confiance en soi – par ex, en groupe, ou pour parler en public, ou pour s’adresser au sexe opposé, ou pour contester une note au magasin ou au restaurant, ou devant les figures d’autorité (chef, policiers, douaniers, …).

Notez ces incidents… Peu à peu, des schémas se mettent à émerger.

Puis, réfléchissez à comment ça se manifeste et à quel moment précis. Ecrivez ceci aussi, en détail. Analysez ceci & ensuite, songez à quelqu’un de très sûr de lui.

Demandez-vous ce qu’il penserait & comment il agirait dans cette même situation, comment il se tiendrait (sa posture), …

Ecrivez tout ceci, car c’est ce qu’il faut faire. Là, il faut commencer – très graduellement – à pratiquer cette façon de faire, le plus souvent possible, c-à-d dès qu’il y a une occasion de le faire – chaque jour, ou du moins, plusieurs fois par semaine. Là, au lieu de vous réfugier dans votre coquille dans les situations « menaçantes », vous commencerez à adopter l’attitude du modèle sûr de lui que vous aviez choisi.

Cela prendra de 6 mois à 1 an pour pouvoir agir exactement comme le modèle choisi, mais là, vous serez habitué à pratiquer une attitude assurée, et vous vous sentirez bien plus assuré.

D’abord, commencer à agir différemment & à vous affirmer sera dur, car ça vous semblera non-naturel & vous aurez envie d’agir comme d’habitude & de vous faire tout petit, mais souvenez-vous ; « le bonheur se trouve à la fin de votre zone de confort » !

Il s’agit donc de vous pousser à faire un petit acte différent, plus assuré, puis, de continuer à vous pousser à aller un peu plus loin, puis plus loin, etc.

Il ne faut pas agir d’un coup comme un gars (ou une fille) super-sûr de soi, sous peine de vraiment vous rendre ridicule, ou de vous effrayer & de vous empêcher d’agir.

Pour avancer dans votre changement, vous devez trouver des occasions où vous pourrez tester la méthode ci-dessus.

Aussi, il faut que, chaque matin (durant 2 mois), vous vous répétiez plusieurs fois ; « J’aime être sûr de moi » et « Je me fiche de la bonne ou mauvaise opinion des autres ».

Et chaque soir (toujours durant 2 mois), il faut vous imaginer dans les situations qui vous mettent mal à l’aise (que vous avez écrites) et imaginer ensuite que vous agissez comme votre modèle ; le gars sûr de lui, en ressentant les sentiments qu’il doit ressentir – c-à-d être parfaitement à l’aise & se plaire dans cette situation.

Ces 2 techniques vous aideront à mettre en pratique de nouvelles façons d’agir. Plus vous vous entraînez, plus cette nouvelle façon d’agir (& sensation) vous deviendra familière & naturelle, plus vous deviendrez sûr de vous.

Une chose essentielle ; il faut absolument faire l’effort de trouver plus d’occasions de socialiser. En effet, pour éviter mal-être & attaques, les timides & introvertis ont pris l’habitude de s’isoler.

Seulement, ce n’est pas ainsi qu’on avance vers une meilleure vie ! Il faut multiplier les occasions de sortir de votre zone de confort & de pratiquer vos nouvelles façons de faire.

Il faut briser cet isolement en acceptant plus d’invitations & en recherchant activement des groupes dont vous pourriez faire partie, puis joignez-vous-y.

Je recommande, par ex, les groupes Toastmasters Int. ; ils sont pleins de timides & d’ex-timides et en outre, leur but est de nous faire parler en public et on n’y est jamais critiqué – même qu’on est très mauvais, on n’y reçoit que des compliments, ce qui ôte la peur de s’exprimer & augmente beaucoup la confiance en soi.

Quand les autres vous « verront », qu’ils sauront qu’il faut compter avec vous, vous verrez bientôt une grande différence dans votre vie !

Tuons l’ego !

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Il faut le détruire parce qu’il tentera toujours de maintenir le status quo, la vie conventionnelle, dans l’ornière, et de nourrir nos peurs… Donc, pour changer ou avoir une bonne vie, il faut l’éliminer !

On ne peut réaliser quoi que ce soit qu’après l’avoir éliminé. En effet, telle une lentille déformante, il nous trompe sur nos propres qualités – il les rapetisse ou les gonfle hors de proportion – en sorte qu’on n’ose rien faire, ou comme l’ego nous souffle (souvent sans aucune raison) qu’on est spécial & doué, on prend trop de risques & on s’étale !

Il vaut mieux rester réaliste sur nos accomplissements.

2) Il nous fait rêvasser à des contes fantastiques, à ce qu’on veut être ou avoir, ce qui a pour résultat de gaspiller notre vie (= notre temps & notre énergie) en vain, à fantasmer sur des châteaux en Espagne… Là aussi, il faut être réaliste & savoir qu’il faudra travailler dur pour obtenir les choses qu’on désire. Il faut cesser de vivre dans notre tête, & commencer à agir, car les 2 doivent alterner & se nourrir l’une l’autre : agir sert à penser (juste) & penser sert à agir (juste).  Si on veut que du bon nous arrive, il faut aller le chercher et pour ça, il faut commencer par quitter le royaume du rêve, pour la réalité !

3) il nous bloque dans une quête d’approbation de la part des autres. Que fait ici l’ego ? Pour éviter de réaliser nos défauts, il nous pousse à tenter de plaire à autrui – même au prix de changer qui on est ou notre apparence.

Pour s’en guérir, il faut désormais éviter de se faire remarquer, & rester silencieux lors de conversations de groupes.

4) pour évoluer, il faut rester curieux – alors, plus on en sait, plus on réalise qu’on ne sait rien. On voit aussi qu’on n’est pas parfait, qu’on n’a pas encore atteint notre potentiel

Ça nous fait jeter un regard juste & humble sur ce qu’on est, au lieu de croire les mensonges de l’ego sur notre « perfection »… qui ne fait que nous maintenir où on est.

5) équilibrer la passion (pour ce qu’on veut) par la discipline, la persévérance & le sens de notre mission.

6) ne pas prendre personnellement la critique, sinon, on se fait ralentir ou arrêter par des êtres négatifs, jaloux de ce qu’on entreprend. Tim Ferris dit que, si on fait quelque chose de bien, 95% des commentaires seront négatifs. Alors, il ne faut pas se laisser tirer vers le bas par des jaloux …« Les chiens aboient, la caravane passe » !

Mais se critiquer soi-même est tout aussi nocif. Il faut cesser ! (même si on a été programmé à s’auto-critiquer).

Moi, par ex, j’ai été timide jusqu’à mes 25 ans… jusqu’à ce que je tombe sur un article affirmant & expliquant qu’en fait, la timidité, c’était (en quelque sorte) se regarder le nombril – bref, un genre d’égoïsme.

Là, j’ai immédiatement décidé que désormais, quand je serais en compagnie, au lieu de me soucier de moi-même & de l’effet que je produisais, je me tournerais vers les autres & ne me préoccuperais plus que de vouloir mieux les connaître. Ma timidité s’est arrêtée net à partir du moment où j’ai fermement décidé d’agir ainsi !

7) la vraie grandeur n’est pas l’argent ou le statut, mais un rôle humble, de service aux autres. Alors, rejetez la tentation de vous sentir important, comme celle de vous critiquer. Le bon équilibre, c’est l’humilité ; c-à-d savoir qu’on ne peut pas tout savoir, qu’on a une programmation menant à des biais cognitifs et que donc, on peut se tromper – & rester ouvert à de nouvelles infos, plus exactes, au lieu de s’accrocher à nos opinions & croire qu’on a toujours raison.

Si vous pensez avoir raison, vous cessez d’étudier & d’évoluer… & comme la vie est mouvement, votre immobilisme vous mènera droit dans le mur !

Réussir dans la carrière choisie

sauter obstacles

Dans un article récent, j’écrivais qu’il faut trouver l’équilibre dans tous les domaines de notre vie – et j’en suis persuadée (https://bonheuretamour.wordpress.com/2017/02/10/la-dure-quete-dequilibre/ ).

Mais trouver tous ces équilibres internes ne suffit pas ; il faut aussi trouver un équilibre – sans doute le plus dur de tous – externe.

Il s’agit, en effet, de trouver la juste dose entre 2 ingrédients opposés ; entre poursuivre ou exprimer ce qu’on est vraiment ou ce qu’on veut exprimer, ou se résigner à ne pas l’exprimer et, au lieu de ça, se conformer à ce que les autres attendent de nous.

Car il y a généralement un abîme entre ce que l’on est vraiment ou ce qu l’on veut vraiment, et ce que la société ou la famille veut qu’on soit.

Et ce délicat dosage dépendra énormément de nos forces physiques & mentales (il peut donc varier suivant les moments de notre vie).

Vous voulez certainement une vie équilibrée, mais souvenez-vous qu’« équilibre » ne signifie pas « moyen terme » ou « juste milieu » –  et sûrement pas dans le domaine professionnel.

La poursuite de notre but de carrière exigera une grosse portion de notre vie ; là, il faut se baser sur le conte des cailloux (voir http://www.bonheuretamour.com/2014/03/16/pour-une-vie-meilleure-optimisez-votre-temps/ ) ; c-à-d que ce domaine demande qu’on lui donne la priorité – entendez « la plus grosse part de notre temps & énergie » …

Je ne vous founirai pas une définition « standard » du succès – puisque ce mot a un sens différent pour chacun – ou ne vous enjoindrai pas de devenir un champion dans une discipline, mais si vous voulez vraiment réussir dans une branche, il vous faudra découvrir quelle est LA chose unique que vous voulez faire, et ensuite vous focaliser sur cela & sur rien d’autre – en tout cas, rien d’aussi important.

Car si vous vous attaquez à un tas de choses en même temps, vous n’arriverez à rien. Tout le monde ne dispose que de 24 heures par jour et d’une quantité limitée de volonté – alors, si on vise le succès, il n’y a pas de place pour 10, ni même 5, ni même 2 choses différentes !

« Qui court 2 lièvres à la fois, n’en attrape aucun », dit très justement un proverbe.
Ou alors, même si vous arrivez à obtenir un résultat en diverses branches, vous serez médiocre en tout – or, des médiocres, il y en a a la pelle, et donc, vous ne réussirez pas à percer si vous restez à ce niveau-là… ce qui vous conduira à une vie mediocre.

Les gens qui ont réussi dans leur carrière se sont concentrés sur le seul domaine qu’ils ont choisi, qu’ils aimaient & pour lequel ils étaient doués – Et c’est déjà bien assez dur ainsi !

Bien sûr, le terme « réussir » est un concept tout à fait personnel – rappelons-nous de Diogène, qui ne voulait rien de plus que son tonneau & la lumière du soleil – mais pour connaître ce qu’on nomme « succès », il faut se focaliser sur notre seul domaine d’excellence.

Il faut d’abord pouvoir répondre à la question : « qu’est ce que je veux exactement ? » – Quelle est votre « talent unique » ?

Ceci est la question-clé ; votre « gros caillou ».

Etes-vous un Monet, qui veut peindre des tableaux fantastiques ? Ou un Gordon Ramsay, qui veut régaler les gens avec ses plats créatifs ? Ou un Bjorn Borg, qui veut être un as en tennis ? Ou un Mozart, qui veut composer des symphonies géniales ?

Alors, vous savez que vous devez laisser tomber les autres disciplines et vous concentrer sur celle-la.

Mozart n’a pas réussi dans la musique parce qu’il avait équilibré tous les domaines de sa vie. Il ne s’est pas levé à 5 heures (comme on nous le conseille partout) pour méditer durant une heure au lever, puis été faire 1 heure de footing au parc, puis pris encore une heure pour préparer un petit déjeuner équilibré, etc. avant de se mettre à son travail musical. Non ; il travaillait sa musique de son lever jusqu’à son coucher, et tout le reste (soins du corps, sport, relations, …) passait au second plan.

Et en plus, Mozart n’a pas dû chercher son talent ; il a eu la chance que sa famille en était une de musiciens – il a eu plus facile que, par ex, Molière, dont la famille en était une de tapissiers du Roi – mais même ainsi, il a dû trimer pour connaître le succès.

Alors, si vous voulez atteindre le succès dans votre carrière, faites comme lui !

Devenir résilient, pour résister aux chocs de la vie

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Pour poursuivre & atteindre vos buts dans la vie, vous aurez besoin de force morale. Mais qu’est-ce qui caractérise un mental fort & sain ? Est-ce que ça consiste à jouer les matamores ou à être un robot sans émotions ? Quels en sont les avantages ? Comment l’acquérir  ou l’augmenter ?

Bien sûr, la génétique & les expériences précoces ( = le genre de vie qu’on a vécue avec ceux qui nous ont élevé) jouent un grand rôle dans la force mentale dont chacun est doté et bien sûr, chacun définit autrement la force morale. Mais en gros, on peut dire qu la force mentale, c’est la résilience.

Les êtres résilients, tels le roseau de la fable, plient au lieu de rompre & rebondissent au lieu de rester par terre. Ils ne s’enfuient pas devant un obstacle ou une épreuve, ils ne paniquent pas ; ils affrontent la situation.

Tous, nous sommes tous confrontés à des obstacles, des épreuves & des pertes – ou simplement des changements – pouvant être écrasants à un moment de notre vie (mort d’un être cher, rupture douloureuse, maladie, …). Les gens réagissent à ce genre de stress de diverses manières ; certains retrouvent vite leur allant alors que d’autres mettent beaucoup de temps à récupérer ou restent par terre.

C’est dû au fait que la résilience dépend des gènes et de l’environnement. Ceux que le stress affecte n’ont peut-être jamais été résilients ou l’étaient, mais les épreuves de la vie ont usé leur résilience.

La force mentale, c’est le courage de remettre en question nos croyances, préjugés & habitudes ; il s’agit de se vaincre soi-même, de se surpasser, de travailler continuellement à se sentir bien – ce qui apporte du courage, de la force, de la confiance en soi et donc, pour à la fois atteindre les buts que l’on se fixe & surmonter les obstacles de la vie.

Il s’agit de garder la foi (un mot bien démodé aujourd’hui !) qu’un bienfait se cache dans l’épreuve & qu’on parviendra à la surmonter & même, à en tirer avantage. De toute façon, la roue tourne ; le mal, comme le bien, ne dure pas toujours.

L’individu doté de force intérieure peut choisir ce qui occupe ses pensées & ses émotions ; il choisit ses luttes, ses valeurs, ce qui importe ou pas.

Les êtres résilients sont empathiques ; ils sont toujours avides d’aider ou de rendre service sans rien attendre en retour. Surtout, ils ont une vision, & ils s’y accrochent, accrochant leur char à une étoile & poursuivant inlassablement leur objectif ; c’est ceci qui aide le plus à avancer en dépassant les épreuves.

Jadis, il y avait sans doute plus de force morale, parce que les gens savaient qu’ils ne pouvaient compter sur les intittutions ou sur la médecine pour les écouter ou les aider. Maintenant, les gens ont trop souvent une mentalité d’assistés.

Voici les choses à cesser de faire si vous ne voulez pas miner votre santé mentale :
-se préoccuper de comment plaire aux autres & craindre de leur déplaire,

-gaspiller votre temps à vous plaindre & votre énergie à des choses sur lesquelles vous n’avez aucun contrôle,

-donner votre pouvoir à quelqu’un ou quelque chose d’autre,

-refaire sans cesse les mêmes erreurs,

-fuir le changement et les risques (calculés),

-être jaloux du succès d’autrui,

-croire que le monde vous doit quelque chose,

-s’accrocher au passé ou ne pas tirer les leçons des expériences passées,

-s’attendre à des résultats immédiats & abandonner après un échec,

-craindre la solitude.

Heureusement, il est possible d’apprendre ou de renforcer notre force mentale ;

Entraînez-vous à voir le positif & le négatif

Notre cerveau est fait en sorte qu’on remarque toujours plus les choses négatives (5 fois plus, dit la recherche) que les positives, & quand on a perdu sa résilience, c’est encore plus le cas. Il faut s’entraîner à remarquer les éléments positifs des situations. C’est ce que font les personnes résilientes, pour empêcher que le négatif ne les impacte trop.

Par ex, au lieu de penser : « je me suis rendu ridicule devant toute l’équipe », ils se disent :  «L’équipe a compris que je suis humain, ce qui va approfondir notre relation ».

Voilà ce qui diminue le stress.

Si vous voulez augmenter votre résilience, ne vous exercez pas en période de crise ; commencez dans un moment calme. Repensez à des épreuves du passé qui, à l’époque, semblaient entièrement négatives mais qui, rétrospectivement, comportaient quand même des avantages ou des éléments positifs.

Focalisez-vous sur apprendre

Quand une chose négative & pouvant être votre faute, arrive, essayez d’apprendre comment vous pourriez faire mieux, plutôt que d’en déduire que vous êtes nul. Dans les moments difficiles, on peut choisir de réagir avec nos vieux modèles (par ex, se défendre, se protéger, attaquer, se cacher) ou s’ouvrir à l’apprentissage. Choisir de voir les épreuves comme une occasion d’apprendre plutôt que comme un temps pour se protéger, fait une grande différence.

Par exemple, si vous avez lancé une nouvelle idée au travail qui s’est avérée être un grand flop, voyez cela comme un moyen de faire mieux (et d’apprendre ce qui a mal tourné), plutôt que comme la confirmation que vous ou vos collègues êtes nuls.

Au lieu d’entrer en mode protection (par ex, « Ils ne savent pas ce qu’ils ratent, ces idiots »), apprenez (par ex,« Qu’est-ce que je peux apprendre qui m’aidera à faire mieux ? »). Vous serez plus résilient si, au lieu de de blâmer & de vous fâcher, vous apprenez à accepter l’échec et à l’utiliser comme un moyen de vous améliorer.

Endurcissez-vous

Retrouver la forme (physique) améliorera votre bien-être mental, résilience incluse. Une part de la résilience est que vous sentez, au moins dans une certaine mesure, que, même si vous ne contrôlez pas une situation, vous contrôlez au moins votre réaction à celle-ci, et que vous pouvez résoudre les problèmes quels que soient les défis à venir.

Si vous êtes en mauvaise forme, vous avez perdu le contrôle sur votre corps – alors, que dire des facteurs de stress ?! Donc, retrouver la forme physique renforcera votre mental. Acquérir de l’endurance, par ex, est très utile (course à pied, vélo, natation).  Certains recommandent aussi la pratique des douches froides pour s’endurcir le corps & l’esprit.

Gardez des réserves

Nos diverses tâches & responsabilités semblent prendre tout notre temps, et il est facile de les faire passer avant des choses qui semblent moins urgentes & importantes, telles que prendre soin de soi (surtout si on est en situation pénible & stressante).

Mais il est très dur de résister aux défis personnels et professionnels si vous êtes déjà vidé & donc, prendre chaque jour soin de vous (alimentation, sommeil, sport, …) remplit vos réserves d’énergie mentale pour pouvoir affronter les moments stressants.

Comme il est inévitable que des épreuves nous arrivent, il faut se constituer des réserves d’énergie pour de tels moments ou périodes, s’y préparer émotionnellement & physiquement.

Étirez vos muscles mentaux

Face aux événements stressants de la vie, les gens ont souvent une solution automatique, pouvant être efficace ou non.

Les gens résilients peuvent s’adapter à tout ce qui leur tombe dessus, car ils savent que différents problèmes exigent différentes stratégies ; donc apprendre à choisir votre réaction dans une situation donnée est la clé.

Parfois, il faut affronter directement la situation, d’autres fois, il faut prendre du recul & laisser les choses se tasser, ou encore s’appuyer sur les autres pour du soutien, …

Observez comment vous faites face puis, prenez du recul ; cela vous met en meilleure position pour choisir comment vous avancerez, avec un plan d’action conscient. Donnez-vous suffisamment de temps pour réfléchir, pour trouver la meilleure méthode, plutôt que d’utiliser la 1ère qui vous vient à l’esprit.

Restez sociable

Ces dernières années, les recherches ont montré l’énorme importance des interactions sociales pour notre santé mentale et physique ; les liens sociaux sont la clé pour nous garder mentalement forts.

Dons, ouvrez-vous et dépendez plus (émotionnellement) des autres, osez dévoiler votre côté vulnérable, comme la tristesse, la peur ou la solitude, et savoir que ceux à qui vous vous confiez seront là pour vous. Les gens qui font ceci ont une vision plus positive d’eux-mêmes & du monde, ce qui les rend plus forts.

Quand ça va mal, on tend à se renfermer dans sa coquille & à vouloir régler ça tout seul. Mais cela ne fonctionne pas. Il vaut mieux rester en contact étroit avec les amis et la famille, pour nous aider à résoudre les problèmes plus efficacement. En outre, parler de nos soucis, aide à trouver des solutions. Et le contact social en lui-même nous fait réaliser qu’on n’est pas seul.

Écrivez

Ca peut sembler bizarre d’écrire sur soi, mais les études montrent que cette stimulation de notre ego est excellente pour la santé mentale ; elle augmente nos sentiments de bien-être et donc, nous rend plus résilient.

Conclusion :

La force mentale est indispensable ; elle sert à ne pas s’écrouler quand la vie nous tape dessus ! – car soyez sûrs qu’elle le fera ! Augmenter ou renforcer notre résilience peut être difficile, mais il vaut la peine d’essayer ces stratégies, car la résilience est un trait essentiel à posséder dans la vie.

La respiration apaisante ; une méthode révolutionnaire

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Ce n’est pas un scoop ; notre vie quotidienne est stressante.

Il existe pourtant un moyen de calmer notre système nerveux, d’activer notre système parasympathique, de réduire notre tension & nos battements du cœur, bref, retrouver l’équilibre.

Avant & après un événement stressant, il suffit de se concentrer sur sa respiration durant 5 minutes – la cohérence cardiaque, surtout (voir http://www.bonheuretamour.com/2017/02/18/pourquoi-pratiquer-la-coherence-cardiaque/ ) fait du bien. Mais même ceci est trop pour beaucoup d’entre nous ; on a tant d’autres choses à faire et ça semble si ennuyeux ! C’est pour cela que je conseille de s’appuyer sur les videos Youtube de cohérence cardiaque ; en nous guidant & nous distrayant, elles nous permettent de « tenir » durant les 4 – 5 minutes nécessaires (par ex, ceci https://www.youtube.com/watch?v=dGJkzyKHKUE ou ceci https://www.youtube.com/watch?v=DUaeqKCoPeQ ).

Pourtant, cet exercice simplissime peut vraiment faire une différence dans votre vie !

Car avec votre respiration, vous influencez les 100 000 milles de vaisseaux sanguins, la quantité d’oxygène apportée à vos milliards de cellules.

Mais aujourd’hui, je vous propose un autre exercice. Il semble étrange, peut-être même effrayant, & va à l’encontre de tout ce que vous avez lu ou entendu jusqu’ici, mais essayez, et vous serez convaincu(e) – moi, en tout cas, je l’ai été !

En général, en cas de stress, on nous conseille de prendre de grandes respirations pour nous apaiser.

Pourtant, chacun d’entre nous a déjà pu constater que, quand on est stressé, on respire vite & plus, par la bouche & de façon superficielle. Donc, pour s’apaiser, il est clair qu’il faut faire l’inverse, c-à-d respirer moins, lentement, par le nez & en faisant bouger (monter & descendre) le diaphragme.

D’ailleurs, si on observe les animaux & les bébés, on voit qu’ils gardent la bouche fermée pour respirer.

Notre nez ne fait pas que filtrer l’air ; il a 30 fonctions différentes et si on fait attention à ne plus jamais respirer par la bouche, mais toujours par le nez, on constatera une amélioration de notre concentration, vivacité d’esprit, & sommeil.

Quand on respire par la bouche depuis l’enfance, non seulement, ça rétrécit nos voies respiratoires, mais cela nous fait respirer aussi par la bouche quand on dort, ce qui nuit à notre sommeil & cause des ronflements.

Si vous commencez à respirer moins & exclusivement par le nez (à l’inspir & à l’expir), cela améliorera votre sommeil & votre vigilance.

Pour le montrer, faisons un exercice ;

Asseyez-vous confortablement, au calme & fermez les yeux. Posez une main à plat sur la poitrine, & l’autre sur le ventre, puis commencez à respirer exclusivement par le nez & le plus lentement possible, en vous concentrant sur votre respiration & sur vos sensations corporelles (l’air un peu plus frais qui entre dans vos narines, & un peu chaud qui sort de vos narines).

En fait, la méditation n’est qu’une tentative de nous amener à un état où l’on respire plus lentement & doucement. Ici, on le fait directement, voilà tout – ce qui est plus efficace & fait gagner du temps !

Vous devez respirer si doucement & lentement que vous vous sentiez un peu hors d’haleine.  Le but est de réaliser ce que préconisait Lao Tseu il y a 2500 ans : respirer comme si vous ne respiriez pas ; c-à-d si doucement & légèrement que l’on n’entend aucun bruit & ne remarque aucun mouvement.

A présent, après un expir, pincez-vous le nez & faites oui de la tête, puis, quand vous sentez que vous ne tenez plus & avez besoin d’air, recommencez la respiration par le nez durant plusieurs minutes, en re-posant les mains sur le ventre & la poitrine.

Essayez de ne pas penser & de vous focaliser uniquement sur votre respiration – la gardant la plus lente & légère possible. Il s’agit, durant 2 – 3 minutes de se sentir un peu hors d’haleine, mais sans que ça en devienne stressant.

Lorsque l’on se met à diminuer notre apport d’air, la température de notre corps s’élève légèrement

Quand on est stressé, des hormones de stress sont libérées, ce qui cause diverses réactions de stress ; bouche sèche, augmentation du rythme respiratoire, constriction des vaisseaux sanguins, …

Le stress rend malade & cette respiration peut nous en guérir. L’ennui, c’est que, depuis des décennies, on nous enseigne des choses inefficaces sur comment l’éliminer.

Non, la solution n’est pas de respirer plus, mais moins. Comme pour la nourriture, moins = plus, en ce domaine.

Ce qu’il y a de bien, c’est que l’on peut coupler cet exercice à la cohérence cardiaque (voir exercices de cohérence cardiaque sur Youtube), sauf qu’on lieu de respirer fort, on veille à le faire doucement & au lieu d’expirer par la bouche, on le fait par le nez.

Respirer moins & plus doucement devrait devenir une habitude – essayez, en tout cas, de faire cet exercice au moins une fois par jour durant quelques minutes ; cela peut apporter pas mal de changements positifs dans votre vie…

Béatrice de Laat

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