Le mal

Padre Pio

 » Pourquoi le mal dans le monde ?  » demandait un jour un visiteur au Padre Pio …

Le Padre répondit :  » Ecoutez-moi bien : imaginons une mère en train de broder.

Son petit enfant, assis sur un tabouret bas, la regarde travailler ; mais par-dessous, à l’envers.

Il voit les nœuds de la broderie, l’enchevêtrement des fils…

Et il dit : « Maman, qu’est-ce que tu fais ? Ton travail est tout embrouillé ! »

Alors sa mère abaisse le tissu et lui montre le bon côté de la broderie.

Chaque couleur est à sa place et la variété des fils se fond dans l’harmonie du dessin.

Il en est ainsi pour nous, qui voyons l’envers de la broderie.

Nous sommes assis sur le petit tabouret… »

PN : la colère des victimes

femme crie sur homme

Beaucoup de femmes victimes de PN (moi aussi, avant) se reprochent de perdre le contrôle et de hurler ou même parfois frapper leur bourreau, ou de casser des choses qui lui appartiennent.

Elles se sentent coupables, autant, sinon plus, que lui – qui au moins, semble rester plus calme.

Mais la vérité est que ce qu’il nous fait est INQUALIFIABLE !

La colère est une émotion – une énergie qui, comme toute émotion, nous est donnée pour notre survie. Elle a pour but de nous défendre lorsque quelqu’un nous vole ce qui est légitimement à nous ou empiète sur notre territoire.

Or, QUI, plus qu’un PN, nous vole & empiète sur notre territoire ?? Il nous vole NOTRE VIE elle-même et envahit nos frontières les plus sacrées & intimes !

Pas étonnant que ces violations mortellement dangereuses déclenchent en nous d’intenses sentiments de défense, donc de colère ! Notre corps nous crie que l’on subit une attaque grave à notre intégrité, une attaque mettant notre survie en danger i

Mais on refuse d’écouter cette voix de la sagesse et même, on en a honte… On devraitse dire qu’on n’est pas sortie avec quelqu’un pour avoir sans cesse des scènes, des choses qui nous blessent ou nous agacent, ou nous humilient, ou nous rendent furieuse et nous font vivre une vie chaotique et pénible – souvenons-nous qu’il nous a fait miroiter, au contraire, une vie d’amour, d’harmonie & de douceur.

Le PN aime nous mettre en rage, c’est son but et ça sert plusieurs objectifs pour lui ; d’abord, ça nous fait honte, de perdre ainsi le contrôle de nous-même, en sorte qu’on est encore moins apte à se défendre par la suite. Ensuite, comme il se débrouille pour que d’autres voient & entendent ces scènes, il nous fait passer pour dingue et surtout pour la mauvaise vis-à-vis du monde extérieur et des acteurs sociaux.

Et ce résultat est facile à atteindre, puisqu’il nous y a soigneusement entraînée ! il nous connaît, il sait ce qui nous touche et donc, sait exactement ce qu’il faut faire pour nous faire « exploser », nous faire perdre tout contrôle de nous-même….

Rappelons-nous qu’il projette sa folie sur nous – et donc, qu’il se débrouille pour nous faire « jouer » (comme une marionnette) sa folie, nous faire exprimer à sa place toute la rage qui l’habite !

Chacun(e) de nous ne devrait être en relation qu’avec des êtres qui ajoutent quelque chose à notre vie, qui l’embellissent, qui nous soutiennent et nous font nous sentir bien, et devrait éviter ceux qui font l’inverse.

J’ai décidé, pour ma part, de suivre ce précepte ; « rejette tout ce qui n’est pas utile, amusant ou beau » !

Quand on a réussi à rompre avec un PN, cette colère demeure, et il n’est pas facile de la surmonter.

Certes, il n’est jamais bon d’AGIR selon notre rage, mais par contre, il est très bon de reconnaître qu’elle est là, et que ça traduit que celui contre qui elle est dirigée, NOUS FAIT DU MAL et est dangereux pour nous !

La 1ère étape est de reconnaître qu’elle existe, et qu’elle est justifiée. La 2de étape est de comprendre qu’on ne peut pas rester en colère, car cela abîme notre santé.

Hélas, essayer d’en guérir revient à s’infliger un fardeau de plus, alors qu’on est déjà tellement « à plat », au sortir de la relation avec un PN, et qu’on sent que tout est « trop », qu’on ne peut plus supporter un seul fardeau de plus …

Oui, le (s) PN nous a (ont) programmée (surtout si on a grandi dans une famille PN) durant toutes ces années ou dizaines d’années (moi ; 57 ans) de violences, à croire qu’on était coupables. Ils nous ont chargée de leurs fautes, fait croire qu’on ne valait rien & qu’on était le problème, changeant le blanc en noir & vice versa, décrivant ce qui s’est passé à leur façon tordue.

A l’époque, avant qu’on ne s’informe et qu’on ne réalise ce qui nous était arrivé. on les a crus car on n’avait aucune idée de ce qu’était la perversion narcissique, ni même que ça pouvait exister !

Les thérapeutes qui exigent que l’on se souvienne des abus subis, et qu’on les « recadre » dans leur juste lumière, nous demandent quelque chose d’impossible.

Un individu peut parfois être en rogne contre un autre de manière irrationnelle, sans bonne raison. Mais ce n’est pas votre cas ; vous avez une raison très valable d’être fâchée !

Vous l’êtes car on vous a fait subir des violences et en plus, on vous en a fait « porter le chapeau » !

Ca me rappelle le panneau au-dessus des salles de torture au Cambodge ; « il est interdit de crier durant les séances de torture »… Oui ; les victimes torturées qui criaient sous la torture étaient punies de leurs cris !

Vous avez le droit à la peine et la colère, et personne ne devrait vous dire de « surmonter tout ça » – même pas nous-même – car cette colère est justifiée, et sert à nous rappeler ce qui nous fut infligé.

Toutes ces années d’abus ont nécessairement laissé de profondes traces en vous et, même si vous n’y pensez pas, certains stimulis vous feront toujours réagir… et cela nous fera râler…

On ne peut se forcer à pardonner, car les émotions surgissent qu’on le veuille ou non et si l’on ressent de la colère, il ne sert à rien de prétendre qu’elle n’est pas là !

En plus, comme les PN harcèlent leur victime, et continuent à la torturer après la rupture, ces sentiments sont sans cesse ravivés. Alors, comment voulez-vous qu’on passe l’éponge, comme nous l’ordonnent les ignorants ?

Le seul moyen (& encore) serait – toutes les victimes le disent – que la société reconnaisse qu’on est une victime, et nous indemnise, et que le(s) perpétrateur(s) soi(en)t puni(s).

Il faut, même (& surtout) si personne ne nous reconnaît comme victime ou ne nous reconnaît le droit d’être en rage, qu’on se reconnaisse comme victime et qu’on s’autorise cette colère amplement justifiée !

Il faut s’informer, « creuser » en nous, même si ça fait mal, car sinon, on garde en soi des croyances que le(s) PN a (ont) implantées en nous, et on se reproche encore des choses dont on est innocente.

Bizarrement, c’est en reconnaissant la colère en nous & en lui reconnaissant le droit d’être là, sans se mettre la pression pour pardonner, qu’elle diminuera – Par conséquent, donnez-vous la permission de la ressentir (car elle est juste) et le temps nécessaire (au moins plusieurs années) pour en guérir.

Bien loin du « il n’y a qu’à » des ignorants, il faut savoir que ça mettra des années à se résorber …

On ne peut jamais être assez doux avec une victime de PN alors, même si la société ne veut pas l’être (ce qui fait d’elle une partie du problème), soyons très douce avec nous-même… Pas question de vouloir se forcer ; autorisez-vous à ressentir ce que vous ressentez, à accepter ce que votre corps vous dit et à l’écouter !

Et laissez parler les imbéciles qui n’y connaissent rien … cessez de les fréquenter, d’ailleurs !

Voilà comment on se respecte… Et voilà comment on se fait respecter d’autrui !

Citations de Mo Tseu

Mo Tseu

Ce philosophe chinois (mon préféré) vécut de – 470 à – 391 et, dans ses enseignements,

préconisa l’authenticité & la réflexion personnelle, plutôt que la foi aveugle & l’obéissance aux rites.

Pour accomplir quoi que ce soit, il faut avoir des normes. Personne n’a encore accompli quoi que ce soit sans elles. Tous les États du monde, grands ou petits, sont des cités du Paradis, et tous les gens, jeunes ou vieux, honorables ou humbles, sont ses sujets ; car tous paissent les bœufs et les moutons, nourrissent les chiens et les porcs, et préparent de bon vin et gâteaux à sacrifier au Ciel. Est-ce que cela ne signifie pas que le Ciel nous revendique tous et accepte les offres de tous ? Puisque le Ciel nous réclame tous et accepte les sacrifices de tous, alors, qu’est-ce qui peut nous faire dire qu’il ne désire pas que les hommes s’aiment et se fassent du bien les uns des autres ? Ainsi ceux qui aiment et font du bien aux autres, le Ciel les bénira. Ceux qui haïssent et nuisent à autrui, le Ciel les maudira, car il est dit que celui qui tue l’innocent sera visité par le malheur. Comment pouvons-nous expliquer autrement le fait que les hommes, se tuant les uns les autres, seront maudits par le Ciel ? Ainsi, nous sommes certains que le Ciel désire que les hommes s’aiment et se fassent du bien et exècre qu’ils se haïssent et se nuisent.

Si nous devons classer un par un tous ceux qui détestent les autres et blessent les autres, devrions-nous les trouver être universels dans l’amour ou partiels ? Bien sûr, nous devrions dire qu’ils sont partiels. Or, étant donné que la partialité envers autrui est la cause des grandes calamités de l’empire, alors partialité est mal.

Les hommes inférieurs interprètent souvent « hommes convenables » par « notre parti ».

La richesse d’une personne est la pauvreté de l’autre.

Honorer le digne est est le fondement de la bonne gouvernance … ceci est un principe que les sages ont bien pris soin de mettre en pratique.

L’homme sage qui a la charge de gouverner l’empire devrait connaître la cause du désordre avant qu’il ne puisse y remettre l’ordre. A moins de connaître sa cause, il ne peut pas régulariser.

Le but de l’humaniste est de procurer des bienfaits au monde et d’éliminer ses calamités.

Si les dirigeants désirent sincèrement que l’empire soit riche et détestent qu’il soit pauvre, désirent qu’il soit ordonné et détestent qu’il soit chaotique, ils devraient favoriser l’amour universel et l’aide mutuelle. Ceci est le chemin des rois de sagesse et la façon de commander le monde, et cela ne doit pas être négligé.

S’il n’y a pas d’amour mutuel entre les peuples, une haine mutuelle se posera.

La pauvreté est la source des troubles dans le pays.

L’esprit est de comprendre l’essence des choses.

Mais quels sont les avantages du monde et ses calamités ? Mo Tseu dit : les attaques mutuelles entre les Etats, l’usurpation mutuelle entre les maisons, les blessures mutuelles entre les individus ; le manque de grâce et de loyauté entre gouvernants et gouvernés, le manque d’affection et de la piété filiale entre père et fils, le manque d’harmonie entre les aînés et les plus jeunes frères, voilà les principales calamités du monde.

(…) Quand personne dans le monde n’en aime un autre, naturellement les forts domineront les faibles, les nombreux opprimeront les rares, les riches se moqueront des pauvres, les honorés dédaigneront les humbles, les rusés tromperont les naïfs. Par conséquent, toutes les calamités, les conflits, les plaintes et la haine dans le monde sont nées du manque d’amour universel. C’est pour cela que les humanistes désapprouvent ce manque.

Quel est le moyen de l’amour universel et du soutien mutuel ? Mo Tseu dit: c’est d’estimer les autres pays autant que le sien propre, les maisons des autres autant que la sienne, les autres autant que soi-même.

Mais les gens attachés au monde diraient : « jusqu’ici, tout va bien. C’est bien sûr excellent que l’amour devienne universel. Mais ce n’est qu’un idéal difficile et lointain… »

Mo Tseu dit : Ceci est simplement dû au fait que les gens du monde ne reconnaissent pas ce qui est à l’avantage du monde, ou ne comprennent pas ce qui est calamiteux pour lui. Or, assiéger une ville, combattre dans les champs, ou se faire un nom au prix de la mort, voilà ce que les hommes trouvent difficile. Pourtant, lorsque le souverain les encourage, la multitude peut les faire.

En comparaison, l’amour universel et l’aide mutuelle est tout à fait différente de celles-ci. (…) Alors, quelle difficulté y a-t-il avec l’amour universel ? Seulement que le gouvernant échoue à l’incarner dans son gouvernement et l’homme ordinaire dans sa conduite.

(Quelle est la raison du chaos et de la pauvreté ?) C’est dû au fait que les dirigeants ont échoué à promouvoir les talentueux et à employer les gens capables dans leur gouvernement. Lorsque les talentueux sont nombreux dans l’état, l’ordre sera stable ; quand les talentueux sont rares, l’ordre sera instable. Par conséquent, la tâche du leader ne consiste qu’à augmenter le nombre des talentueux.

Comment savons-nous que la promotion des vertueux est le fondement du gouvernement ? Lorsque le (gens) honorables et sages régissent le gouvernement, les ignorants et humble demeurent à leur place ; mais quand les ignorants et les humbles dirigent le gouvernement, les (gens) honorables et sages deviennent rebelles. Par conséquent, nous savons que l’exaltation des talentueux est le fondement du gouvernement.

Les dirigeants sages dans le passé beaucoup insisté sur la promotion des talentueux et l’emploi des capables. Sans considération particulière pour leurs parents, pour les gens riches et honorés, ou pour les personnes belles, ils ont exalté et promu les talentueux, les ont enrichis et les honorés, et les ont fait gouverneurs et dirigeants.

Les vicieux, ils les ont gardés à distance et bannis, dépossédés et dégradés, et en ont fait des ouvriers et serviteurs. Là dessus, les gens ont tous été encouragés par des récompenses et menacés par des punitions et ont rivalisé l’un avec l’autre après la vertu. Ainsi, les gens talentueux se sont multiplié et les vicieux ont diminué en nombre. Telle est la promotion de la vertu. Ensuite, les dirigeants sages du passé ont écouté leurs paroles et ont observé leur conduite, ont découvert leurs capacités, et leur ont soigneusement attribué leurs emplois. Telle est l’emploi des capables.

Lorsque les dirigeants ne peuvent pas faire un manteau, ils emploieront des tailleurs capables. Quand ils ne peuvent pas tuer un bœuf ou un mouton, ils emploieront des bouchers capables. Dans ces 2 cas, ils savent qu’ils devraient promouvoir les talentueux et employer les capables pour les affaires. Mais quand on en vient au désordre du pays et au danger de l’Etat, ils ne savent pas qu’ils devraient promouvoir les talentueux et employer les capables pour le gouvernement. Ils emploieraient plutôt leurs parents, ils emploieraient les riches sans mérite, et les beaux. Mais quant à l’emploi des riches sans mérite et des beaux, vont-ils nécessairement se montrer sages et intelligents ? Laisser ceux-ci dominer le pays revient à laisser les non-sages et les non-intelligents régir le pays. Et le trouble peut être prédit.

Encore une fois, gouverner exige un savoir.

Quiconque critique les autres doit avoir quelque chose pour le remplacer. La critique sans suggestion est comme essayer d’arrêter les inondations avec des inondations et d’éteindre le feu avec du feu. Cela sera sûrement sans valeur.

P’eng Ch’ing Shengtse dit : « Le passé peut être connu, mais l’avenir ne le peut pas. » Mo Tseu dit : « Supposons que vos parents rencontrent un malheur à 30 miles d’ici, et qu’ils ne disposent que d’une marge d’un jour.

S’ils pouvaient être atteints (en un jour), ils vivraient (et) sinon ils mourraient. Voici un chariot solide et un excellent cheval, et voici un mauvais cheval et une charrette à roues carrées. Vous pouvez choisir. Lequel voulez-vous prendre ? » Il fut répondu que l’excellent cheval et le chariot solide feraient bien sûr faire un voyage plus rapide. Mo Tseu dit : « Alors, comment l’avenir n’est-il pas connaissable ? »

Mo Tseu a de nombreux livres dans les tiroirs de son chariot. Hsien T’angtse les vit et fut surpris. Il demanda le pourquoi de tant de livres. Mo Tseu dit: (…) » J’ai entendu dire que différents moyens peuvent conduire à la même fin, mais ils ne sont pas présentés sans écarts par rapport l’un à l’autre. Et les gens ordinaires ne savent pas comment placer une importance appropriée dans ce qu’ils entendent. D’où le grand nombre de livres. Quand quelqu’un a passé en revue les idées et profondément réfléchi sur elles, alors il comprend les éléments essentiels qui conduisent à la même fin. Ensuite, il n’a plus besoin d’être instruit par les livres.

Comment une doctrine doit-elle être examinée ? Certains critère de jugement doivent être établis. Exposer une doctrine sans tenir compte de la norme est comme déterminer les directions du lever et du coucher du soleil sur un roue de potier en train de tourner. Par un tel moyen, la distinction du bien et du mal, des avantages et inconvénients, ne peut pas être connue. Par conséquent, il doit y avoir 3 tests : sa base, sa vérifiabilité et son applicabilité. Sur quoi doit-elle se baser ? Elle doit être fondée sur les actes des dirigeants sages du passé. Comment peut-elle se vérifier ? Elle doit être vérifiée par les sens de l’ouïe et de la vue des gens ordinaires. Comment doit-elle s’appliquer? Elle doit être appliquée en l’adoptant dans le gouvernement et en observant ses avantages pour le pays et le peuple.

Dans le passé, des personnes nulles se livraient à la nourriture & la boisson, et étaient paresseux dans leur travail. Là-dessus, leur nourriture et leur vêture devinrent insuffisantes, et le danger de la faim et du froid approchait. Ils n’avouent pas : « Je suis stupide et insolent et n’ai pas été diligent au travail. » Mais ils diront : « Ce n’est que mon destin, d’être pauvre. » Dans le passé, des dirigeants méchants ne contrôlaient pas la sensualité de leurs oreilles & de leurs yeux et les passions de leur esprit. Ils ne suivirent pas leurs prédécesseurs et ainsi, perdirent leur pays et ruinèrent leur état. Ils ne savent pas qu’ils devraient confesser : « Je suis stupide et insolent et n’ai pas été diligent à participer au gouvernement. » Mais ils diront : « Ce n’est que mon destin de le perdre ». Si la doctrine du fataliste était mise en pratique, les hauts dirigeants ne participeraient pas au gouvernement et leurs subordonnés ne participeraient pas au travail. Si les supérieurs ne participent pas au gouvernement, la juridiction et l’administration seront dans le chaos. Si les subordonnés ne vont pas au travail, la richesse ne sera pas suffisante… La croyance excentrique dans cette doctrine est responsable d’idées pernicieuses et est la voie des méchants. Si les gens du monde désirent vraiment avoir le monde riche et ne veulent pas l’avoir pauvre, désirent l’avoir ordonné et n’aiment pas l’avoir dans la confusion, la doctrine du fatalisme doit être rejetée. Elle est une grande calamité pour le monde.

Si l’on ne préserve pas le savant dans un Etat, il nuira à l’Etat ; si l’on est pas zélé (à recommander) le vertueux en en voyant un, il négligera le gouvernant. L’enthousiasme ne doit être montré qu’envers les vertueux, et les plans pour le pays ne sont à partager qu’avec les savants. Rares sont ceux qui, négligeant les vertueux et méprisant les savants, purent quand même maintenir l’existence de leur pays.

(…) quant à l’amour universel et l’aide mutuelle, ils sont bénéfiques et faciles sans aucun doute. Il me semble que le seul problème est qu’il n’y a pas de supérieur qui l’encourage. S’il y a un supérieur qui l’encourage, le promeut avec des récompenses et des éloges, (et) menaçant l’inverse avec des punitions, je crois que les gens tendront vers l’amour universel et l’aide mutuelle comme le feu tend vers le haut et l’eau vers le bas – ce sera inévitable dans le monde.

L’homme dans le trou

trou

Un homme tomba dans un trou et se fit très mal :

Un cartésien se pencha et lui dit : « Vous n’êtes pas rationnel, vous auriez dû voir ce trou ».

Un spiritualiste le vit et dit : « Vous avez dû commettre quelque péché ».

Un scientifique calcula la profondeur du trou.

Un journaliste l’interviewa sur ses douleurs.

Un yogi lui dit : « Ce trou est seulement dans ta tête, comme ta douleur ».

Un médecin lui lança 2 comprimés d’aspirine.

Une infirmière s’assit sur le bord et pleura avec lui.

Un thérapeute l’incita à trouver les raisons pour lesquelles ses parents le préparèrent à tomber dans le trou.

Une pratiquante de la pensée positive l’exhorta : « Quand on veut, on peut ! »

Un optimiste lui dit : « Vous avez de la chance: vous auriez pu vous casser une jambe ».

Un pessimiste ajouta : « Et ça risque d’empirer ».

Puis un enfant passa, et lui tendit la main…

… J’aime beaucoup ce conte, qui est (comme le trou) plus profond qu’il n’y paraît…

Exigez le respect !

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Bien des gens restent dans des relations destructrices parce que, bien qu’ils aient perçu les signaux d’alerte de comportements nocifs, ils perdent leur temps et énergie à essayer de deviner les mobiles du dérangé !

Ceci s’explique aisément : il est proprement INIMAGINABLE pour quelqu’un de normal, que des êtres apparemment humains puissent être tellement dénués de toute humanité, et se ficher (même ; jouir) des souffrances qu’ils causent. Eh oui ; ces psychopathes n’ont en effet que l’apparence humaine, mais ils ne le sont pas du tout ! Ce sont, en fait, d’effrayants monstres et si leur âme pouvait se montrer sur leur visage, tout le monde s’enfuirait d’horreur !

Il est pourtant prouvé que le meilleur moyen de prédire le comportement futur de quelqu’un, c’est d’examiner son comportement passé. La meilleure indication montrant si quelqu’un refera une chose, est s’il l’a déjà faite auparavant. Le schéma de comportement d’un être nous révèle le niveau de son caractère et ce à quoi on peut s’attendre en le fréquentant.

Beaucoup tentent, depuis des années, de comprendre le comportement dysfonctionnel de leur partenaire ; se croyant lucides (parce qu’ils sont versés en psychologie classique), ils croient que leur abuseur a des problèmes remontant à l’enfance ou a des ennuis avec son boss ou ses collègues, et que c’est pour ça qu’il les blesse.

Ils croient que s’ils arrivaient à comprendre les raisons sous-jacentes de ce comportement destructeur, ils pourraient le traiter ou mieux le supporter ( !), que l’autre ne voulait en fait pas les blesser, et qu’ils ont dû faire ou dire quelque chose qui l’a énervé. En plus, lorsqu’ils parlent à la personne dérangée du mal qu’il fait, ce dernier affirme que ses intentions étaient pures.

Même s’il est parfois vrai qu’un comportement dysfonctionnel naisse de conflits émotionnels non-résolus, c’est toujours la responsabilité du “malade” d’en prendre conscience et de se faire soigner. Jamais cela ne revient aux autres d’essayer de le comprendre ou de lui faire prendre conscience de la peine qu’il cause.

Il faut cesser de se torturer à se demander si oui ou non leur compagnon est inconscient ou s’il l’a fait exprès de les blesser. Cesser d’essayer de deviner ceci ou pourquoi l’autre leur fait ça, et, à la place, tenir ce bourreau pour responsable de son attitude, donne à la victime énormément de pouvoir.

Les victimes doivent prendre conscience qu’elles répugnent à attribuer une mauvaise intention à l’autre ; c’est, en effet si bête et si horrible, qu’on n’arrive pas à croire qu’un être humain puisse délibérément infliger ces souffrances à un autre, juste parce que ça l’amuse ou ça l’arrange !

La psychologie traditionnelle aime à chercher les causes et intentions sous-jacentes des bourreaux, soi-disant que s’ils connaissaient ces causes qui les font agir mal, ils cesseraient. Elle postule aussi que ces gens font le mal à cause de besoins non-résolus, de peurs, ou d’insécurités.

Les actes parlent plus haut que les mots ; il faut juger les actions, pas les intentions ! Peu importe les dénégations véhémentes du mauvais (clamant toujours qu’ils ne l’a pas fait exprès) et ses « excuses » si vous faites mine de le plaquer, sa façon de faire et refaire les mêmes actes destructeurs parle plus fort que ses paroles mielleuses. Ces individus sont responsables, sachez-le, de changer de comportement.

Au lieu de jouer à deviner leurs intentions puis à combler un soi-disant besoin sous-jacent, il faut estimer la maturité et l’intégrité de leur caractère en jugeant leur façon d’agir.

Beaucoup d’entre nous, nous engageons dans des relations malsaines parce que, malgré les signaux d’alarme, on cherche les mobiles de l’autre (des mobiles logiques et acceptables), on lui suppose des manques et on les prend en pitié – pensant qu’avec assez d’amour et de compréhension, l’autre cessera de les blesser ! (oui : moi !). Au moment où finit enfin par piger que ce n’est pas vrai, il est trop tard ; on est affaiblie et prisonnier(ère) d’une situation mortifère.

Il faut, dès le départ, tenir les autres pour responsables de leur comportement et juger que leur schéma de comportement révèle le niveau de développement de leur caractère.

Lorsque quelqu’un commence à mal se conduire, il le fait TOUJOURS sans raison valable et, si l’on tente de le comprendre, on en vient à l’excuser et à l’encourager.

Il faut toujours se souvenir que les explications données par la psychologie traditionnelle sur les raisons d’agir de ces êtres, sont fausses. La plupart des gens, baignés dans les mensonges de notre culture, ont intégré l’idée que ces êtres ont des problèmes et qu’il faut les aider, et non les rejeter – c’est ainsi qu’ils en deviennent les proies !

Les attaques des psychopathes sont si automatiques qu’il est tentant de les croire inconscientes – de plus, elles ressemblent à des mécanismes de défense. Cette expression (dérivée de la psychanalyse) désigne des mécanismes intrapsychiques inconscients dont use l’individu pour se protéger contre une expérience insoutenable, causant une si forte douleur ou angoisse, que, sans cela, il n’y survivrait pas. L’individu en est donc innocent (puisque c’est l’inconscient qui les cause & les garde sous le niveau de conscience).

Les névrosés, eux, tentent d’échapper à leur anxiété par divers moyens, mais inadaptés, d’où leurs symptômes bizarres. Mais les psychopathes, eux, emploient exprès des tactiques mauvaises, pour manipuler, prendre le pouvoir & les utilisent car il les savent efficaces ! Ca leur permet d’obtenir ce qu’ils veulent, de donner une impression de normalité, ou d’échapper à leurs responsabilités.

Mal interpréter leur comportement est le 1er pas pour devenir leur proie…

Ils utilisent, par ex, la rationalisation (s’excuser ou se justifier), blâmer et faire accuser un innocent, jouer les victimes, feindre l’ignorance et l’innocence, minimiser, …Le meilleur outil pour se protéger est la décision de n’accepter aucune excuse en cas de comportement blessant, nuisible ou inapproprié ! Quand on cesse de vouloir comprendre et qu’on pose ses limites de ne plus accepter ce genre d’actes, tout change ; étiqueter ces actes mauvais correctement, nous renforce.

Donc, si quelqu’un a encore ce genre de comportement envers vous, sachez que sa raison de le faire est non-pertinente. Un mauvais comportement est juste mauvais, point ! Et l’autre doit en être tenu responsable.

D’ailleurs, un être respectable exige le respect – ce qui commence par se respecter soi-même, car les autres vous traiteront comme vous vous traitez, et comme vous vous laissez traiter.

Béatrice de Laat

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